Déjà 3’000 morts, selon l’agence vaticane FIDES
Congo-Brazzaville: Les combats se poursuivent à Dolisie,
Brazzaville, 19 février 1999 (APIC) La bataille de Dolisie, qui oppose troupes étrangères, mercenaires et milices gouvernementales «cobras» aux groupes armés «cocoyes» de l’ancien président Lissouba, se poursuit. 3’000 personnes au moins ont déjà perdu la vie dans les combats, annonce vendredi 19 février l’agence vaticane FIDES. Détruite à 80%, Dolisie, troisième ville du Congo-Brazzaville, a été vidée de ses 90’000 habitants, qui errent depuis quatre semaines dans les forêts.
D’après des sources du Mouvement National de Libération du Congo (MNLC), tête politique des milices «cocoyes», des troupes tchadiennes et angolaises, des mercenaires cubains, mais aussi tchétchènes prêteraient main-forte au président autoproclamé Denis Sassou-Nguesso.
Personne ne connaît la véritable identité de Paul Mouliéri, le dirigeant du Mouvement National de Libération du Congo (MNLC), opposant du président Sassou-Nguesso, qui a tenu Dolisie pendant plusieurs jours. Sous le nom de Paul Mouliéri pourrait se cacher un colonel de l’armée à l’époque de la présidence de Pascal Lissouba. Mais il est désormais certain que c’est lui qui dirige la révolte militaire et politique dans la région de Niari et de Bouenza, en demandant la mise en route de négociations de paix qui devraient se dérouler à l’étranger.
L’agence FIDES confirme d’autre part les nouvelles d’autres envois de troupes, d’armes et de blindés de N’Djamena (Tchad) à Pointe-Noire, la deuxième ville du pays située sur la côte. Les nouveaux arrivés manifestent l’intention du président congolais de ne pas envisager d’autre solution que solution militaire. Sassou-Nguesso a fermé la porte aux négociations et démenti que des mercenaires cubains combattent aux côtés de ses troupes. Mais il n’a pas nié la présence de Cubains qui pourraient bien être destinés à sa protection personnelle. Le président a également déclaré que les troupes angolaises étaient «pratiquement toutes parties», même s’il reste des bataillons à Brazzaville, à Pointe-Noire et à Dolisie. (apic/fs/be)



