Eucharistie de requiem annoncée dans les chefs-lieux de province
Congo: Les adeptes de Mobutu fêtent les 10 ans de sa mort
Kinshasa, 2 septembre 2007 (Apic) Situé juste après les 10 ans de la mort de Lady Diana et de Mère Teresa, l’événement serait passé inaperçu si les adeptes de Mobutu n’avaient pas pris l’initiative de marquer eux aussi le 10e anniversaire du décès de l’ancien président congolais. L’Union des démocrates mobutistes organisera le 7 septembre une cérémonie à Kinshasa, ainsi que dans les chefs-lieux de province.
Cette date marquera le dixième anniversaire de la mort du deuxième président congolais, le maréchal Mobutu, à Rabat, au Maroc. Le parti politique dénommé «Udemo», qui regroupe des adeptes de l’ancien président, a annoncé qu’il organisera une Eucharistie de requiem à la cathédrale Notre Dame du Congo à Kinshasa, ainsi que dans les chefs-lieux de province, également le 7 septembre.
François Dimputu, membre de l’Udemo, a déclaré à l’agence Dia que le maréchal Mobutu «non seulement fut une grande personnalité politique de la RDC, de l’Afrique et du monde, mais il est aussi demeuré un chrétien catholique jusqu’à sa mort, après avoir quitté le pouvoir». Il est convaincu qu’à ce titre «l’Udemo, la famille de cet homme d’Etat et la population en RDC vont lui adresser un hommage déférent à cause des valeurs nationalistes qu’il a laissées à ses concitoyens».
Un régime autoritaire à parti unique
Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga est né le 14 octobre 1930 sous le nom de Joseph-Désiré Mobutu. Il a été le second président de la République démocratique du Congo de 1965 à 1997. Il était surnommé «Le Léopard de Kinshasa».
Il avait instauré un régime autoritaire à parti unique, «le Mouvement populaire de la Révolution». Sa présidence a notamment été marquée par une violente répression des contestations et par une corruption généralisée de l’administration. En 1969, il a fait écraser une révolte estudiantine. Les cadavres des manifestants abattus sont jetés dans les fosses communes et 12 étudiants seront condamnés à mort. L’université sera fermée pendant un an et ses 2’000 étudiants enrôlés dans l’armée.
Différentes crises depuis 1994 ont affaibli son pouvoir, et il est renversé le 17 mai 1997 par les troupes de Laurent-Désiré Kabila, qui entrent à Kinshasa après avoir traversé le pays depuis l’est. Après avoir quitté le pays pour se faire soigner, Mobutu Sese Seko meurt le 7 septembre 1997 à Rabat d’un cancer de la prostate. (apic/dia/ag/bb)



