Début des travaux le 24 janvier, avec le soutien du gouvernement

Congo: Les chefs religieux convoquent une consultation nationale

Kinshasa, 9 janvier 2000 (APIC) Les chefs des confessions religieuses du Congo se proposent d’organiser et de convoquer incessamment une consultation nationale qui regroupera «tous les enfants du pays, quelle que soit leur tendance politique et sociale». En tant que «force morale», les Eglises chrétiennes et la Communauté islamique estiment en effet devoir «proposer une nouvelle voie face à la situation grave qui se dégrade au jour le jour».

C’est ce qu’a annoncé en ce début d’année le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa et porte-parole de ces chefs religieux, lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa. Le cardinal était entouré pour l’occasion de Mgr Pierre Marini Bodho, président de l’Eglise du Christ, d’El Hadji Mudilo-wa-Malemba, représentant de la Communauté islamique, de l’archevêque orthodoxe Timothéos K. Kontomerkos, du pasteur Grégoire Mbuy-Kana, de l’Eglise kimbanguiste, et de l’abbé Urbain Kabunga, secrétaire général de la Conférence épiscopale catholique.

Les chefs des confessions religieuses ont annoncé que les travaux de la Consultation nationale se tiendront à partir du 24 janvier prochain à la cathédrale protestante du Centenaire à Kinshasa. Le secrétariat et le bureau du présidium ont été ouverts le 5 janvier déjà dans l’enceinte de cette même cathédrale du Centenaire. Pour encourager les Congolais qui sont à l’étranger à venir apporter leur contribution à cette rencontre, les chefs des confessions religieuses vont organiser dans les prochains des équipes qui vont se rendre dans différents pays pour les rencontrer et mobiliser la communauté internationale. Ils annoncent aussi qu’ils vont prendre contact avec l’opposition armée.

Les chefs des confessions religieuses ont apporté des précisions sur les buts de la Consultation nationale. Entre autres: identifier tous les obstacles à la cohésion et à la concorde nationale, amener les Congolais à échanger librement et sincèrement sur la situation que traverse le pays et surtout proposer des solutions qui appellent une action immédiate.

Avec l’accord de Kabila et de la plupart des familles politiques

Pour s’assurer que la Consultation se passera comme ils le désirent, les chefs des confessions religieuses ont eu des entretiens avec président Kabila auquel ils ont demandé ce qui suit, indique l’Agence africaine DIA. Celle-ci précise que les chefs des confessions religieuses ont obtenu l’accord et le soutien du président et du gouvernement de salut public.

Les responsables des confessions religieuses dirigeront eux-mêmes la Consultation nationale avec un présidium qui sera constitué par eux-mêmes sous la modération du Secrétaire exécutif aux affaires internationales de la CETA, qui est un Congolais. La Consultation sera organisée dans une structure de l’Eglise. (apic/cip/pr)

9 janvier 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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