Affirmations de l’armée démenties
Congo RDC: Caritas dénonce la situation humanitaire précaire dans la Province Orientale
Kinshasa, 12 juin 2009 (Apic) La situation humanitaire est très précaire dans la Province Orientale du Congo RDC, déclare à Misna Guy-Marin Kamandji, responsable des communications de l’organisation Caritas Congo.
Ce dernier fait le point sur la situation dans cette partie du pays, soumises aux attaques répétées contre les civils. Attaques imputées aux rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (Lord’s resistance army, Lra).
«La fréquence des incursions rebelles a à nouveau augmenté et la présence de l’armée ne garantit tout de même pas la sécurité des villages et des zones les plus reculées», précise-t-il, en contradiction avec les affirmations du porte-parole de l’armée, Léon Kasonga, pendant la conférence de presse qui a clos la rencontre qui a réuni jeudi à Kisangani les chefs d’état-major congolais, ougandais et centrafricains.
Le porte-parole militaire a en effet assuré que la Lra avait été mise en déroute et que ses agissements ne se concentreraient plus que sur le territoire limitrophe entre le Congo, le Centrafrique et le Soudan.
Selon des sources missionnaires rapportées par Misna, les rebelles opèrent en effet par petits groupes, composés le plus souvent d’une dizaine de combattants, engendrant un état d’insécurité continuel, notamment dû à l’impossibilité d’assurer la protection des plus petits villages dans une des régions les plus reculées et les moins desservies de tout le pays.
Les rebelles de la Lra – originellement actifs au Nord-Ouganda – ont transféré leurs bases depuis plusieurs années en territoire congolais où ils ne causaient que de sporadiques problèmes aux riverains de la zone jusqu’en septembre 2008. Mais dès les derniers mois de l’année, la succession d’incursions rebelles contre de petits villages a provoqué une grave situation humanitaire, qui s’est progressivement détériorée jusqu’à causer plus de 130’000 personnes déplacées (dont 17’000 se trouvent au Sud-Soudan) et au moins un millier de morts. (apic/misna/pr)



