Appel de l’ONU
Congo RDC: Graves violences au Nord-est
Kinshasa, 26 juillet 2007 (Apic) «Les graves conséquences humanitaires des actions violentes des groupes armés étrangers, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr), et des activités militaires de certaines brigades de l’armée congolaise» sont un motif de «vive préoccupation» pour le Conseil de Sécurité de l’ONU.
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est exprimé le 25 juillet sur l’insécurité encore palpable dans le nord-est de la République Démocratique du Congo.
L’ONU constate de graves violences, notamment de la part des «Forces démocratiques de libération du Rwanda» (Fdlr), et des activités militaires des brigades de l’armée congolaise», infiltrées d’éléments militaires d’un ex commandant dissident, et ce malgré la fin officielle de la guerre il y a quatre ans. «Le Conseil de sécurité de l’ONU exhorte toutes les parties en présence à s’abstenir de toute action conduisant à une confrontation militaire, ce qui risquerait d’attiser encore les tensions et d’aggraver la crise humanitaire dans les Kivus (Nord et Sud, aux frontières avec Ouganda, Rwanda et Burundi, Ndlr).
L’ONU veut que l’on recherche «une solution politique et diplomatique à la crise actuelle». Depuis plusieurs mois, La région du Kivu est le théâtre d’affrontements entre les forces armées et les miliciens, d’affrontements internes d’un côté comme de l’autre, de violences et d’abus de pouvoir sur les civils, contraints à la fuite. Selon des estimations qui circulent ces jours-ci dans la presse, depuis le mois de janvier, quelque 165’000 civils auraient fui leurs villages.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU condamne également «le recrutement d’enfants en violation du droit international applicable». Ils sont recrutés à l’intérieur et à l’extérieur de la République démocratique du Congo, en particulier par les forces fidèles à Laurent Nkunda, l’ex-général dissident, connu pour des violences passées, et dont la réinsertion de ses hommes dans l’armée (à travers les brigades «mixées») est problématique.
L’ONU demande aux groupes armés de s’engager «volontairement et sans conditions dans la démobilisation, le rapatriement, la réinstallation et la réintégration» et aux gouvernements des pays voisins – de «faciliter davantage la réinsertion effective des anciens combattants rentrant dans leur pays et à empêcher toute activité de recrutement sur leur territoire». Par «pays voisins», l’ONU entend notamment le Rwanda, pays de provenance des Fdlr, accusées d’implication dans le génocide de 1994. (apic/misna/vb)



