Les prélats exigent de corriger les irrégularités
Congo RDC: Les évêques inquiets à la veille des élections
Kinshasa, 21 juillet 2006 (Apic) La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a dénoncé des «irrégularités constatées» dans la préparation des scrutins et menacé de ne pas reconnaître la validité des élections du 20 juillet si ces irrégularités ne sont pas corrigées.
«Au stade actuel, en effet, toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour la tenue de scrutins réellement transparents, libres et démocratiques (…)», déclare la Cenco.
«Bien au contraire, un ensemble de données confirme les craintes de manipulation, de tricherie sinon de fraude», affirme-t-elle, relevant notamment des «déclarations contradictoires sur les listes électorales et le nombre d’électeurs» et «les explications embarrassées» de la Commission électorale indépendante (CEI) sur le nombre de bulletins de vote excédentaires.
La Conférence épiscopale du Congo (Cenco), publie ainsi un nouveau message, intitulé «La fin de la transition dans la concorde nationale», à la veille des élections du 30 juillet.
«Au stade actuel, toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour la tenue des scrutins réellement transparents, libres et démocratiques. Bien au contraire, un ensemble de données confirment les craintes de manipulation, de tricherie sinon de fraude», estiment les évêques – moins de 10 jours du premier tour des élections présidentielle et législatives au Congo RDC.
Après un grand nombre de candidats, des représentants de la société civile et d’ONG, de journalistes, de la Monuc (Mission de l’Onu dans le pays), d’observateurs électoraux, ce sont à présent les évêques qui s’inquiètent des irrégularités et du climat tendu de ce processus électoral, menaçant même de «ne pas reconnaître la validité des élections» si ces erreurs ne sont pas corrigées.
Les prélats, emmenés par le président de la Cenco, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, s’inquiètent notamment face aux «déclarations contradictoires à propos des listes électorales et lu nombre exact d’électeurs.
Des irrégularités analogues avaient été dénoncées le 1er juillet par un groupe de 19 candidats à la présidence, qui réclamait le gel de la campagne et un dialogue national.
Le peuple a besoin d’être «rassuré sur toutes ces questions» et pour ce faire, la Cenco préconise une «concertation des forces vives de lu pays, un «dialogue positif et consensuel» qui permette de «sécuriser le processus électoral» et de «prendre les dispositions nécessaires sur les modalités du gouvernement du pays pendant la campagne électorale et avant la mise en place de nouvelles institutions» issues des élections.
Les évêques stigmatisent enfin les lenteurs et les «hésitations incompréhensibles», les «doubles jeux regrettables et les faux-fuyants inadmissibles qui, jusqu’à présent, ont empêché la nation de baliser le chemin des élections dans la paix, l’entente et la concorde nationale». (apic/misna/pr)



