Inonder de fax et de messages e-mail les Nations Unies
Congo RDC: Les missionnaires lancent un nouvel appel pour mettre fin aux massacres
Kinshasa, 31 octobre 2002 (APIC) Des instituts et des associations missionnaires lancent un nouvel appel afin que l’on mette un terme aux massacres en République démocratique du Congo. L’initiative, partie d’Italie, invite à inonder de fax et de messages e-mail les Nations Unies
L’»appel urgent afin que l’on mette un terme au massacre des populations désarmées dans la République Démocratique du Congo» a été diffusé par un cartel d’associations et de congrégations missionnaires (Bienheureux Artisans de la Paix, Break the Silence (Rompre le Silence), Appelle l’Afrique, Agisci (Agis), Emmaüs, Gavci, Pax Christi, Missionnaires Comboniens et Missionnaires Comboniennes, Dehoniens, Savériens, Missionnaires de la Consolata et PIME).
L’appel invite en outre à «inonder» de fax, de messages e-mail et de lettres le gouvernement italien, la Commission européenne et les Nations Unies.
«Une situation impossible pour les populations désarmées, écrivent les responsables de cet appel, continue dans la zone orientale de la République Démocratique du Congo. L’absence de pouvoir déterminée par le retrait de l’occupation armée laisse la place libre aux incursions de bandes armées qui intimident et tuent la population. Et cela se passe sous les yeux des observateurs des Nations Unies, qui ont mandat de défendre la population civile. 453 personnes ont été tuées à Uvira».
Urgence
Devant une telle situation, «il est urgent de garantir la sécurité des personnes civiles en cette période de transition, en faisant recours à une force ayant également le mandat de défendre la population civile et de s’interposer entre les diverses forces sur le terrain, tant que les institutions démocratiques ne seront pas rétablies.
Aujourd’hui, font remarquer les signataires, il existe une possibilité réelle de paix que nous devons tous soutenir.
La guerre du Congo, dont le motif réel a été et reste l’exploitation des richesses énormes de ce pays, comme les Nations Unies l’affirment dans leur dernier rapport, «est un poids énorme qui pèse sur les consciences et qui doit interpeller la communauté internationale. Désormais le nombre des victimes et la souffrance qui pèse sur ce peuple sont devenus intolérables». (apic/vd/pr)



