Enorme responsabilité de Kinshasa dans le dialogue intercongolais

Congo RDC: Nyemne Tese, président de l’Amoco, analyse la crise congolaise

Kinshasa, 2 novembre 2001 (APIC) Après les rencontres de pré-dialogue à Gaborone et à Addis Abeba, les négociations destinées à mettre fin à la crise congolaise vont se dérouler dans les prochaines semaines à Durban, en Afrique du Sud. Pour l’abbé Nyeme Tese, président de l’Association des moralistes congolis (Amoco) et recteur de l’Université du Kasayi à Kananga, Kinshasa a une autorité morale et une responsabilité énorme dans la réussite de ce dialogue.

Il faut, a souligné l’abbé Tese, beaucoup de sagesse, de doigté et d’humilité à Kinshasa pour dire qu’ensemble avec les autres composantes de ces négociations que la réunion doit arriver à un résultat (paix, unification du pays, circulation possible sur tout le territoire, autorités unifiées, etc.) et ce dans un esprit d’estime mutuelle et de respect.

Le président de l’Amoco a tenu ces propos le 27 octobre à l’agence de presse africaine D.I.A. Pour lui, il existe au sein de la population de l’intérieur de la République Démocratique du Congo une profonde déception face à l’évolution actuelle du dialogue inter-congolais. Cette population, abandonnée à la merci de tout groupe venu pour l’exploiter, espérait que cette initiative allait vraiment aboutir, car la situation intenable a trop duré et elle s’attendait à une rapide l’unification du pays.

L’abbé Nyeme Tese affirme que ses compatriotes désespèrent de leurs intellectuels et de leurs politiciens et se sont enfermés dans l’indifférence. Il est inacceptable qu’on continue à se quereller pour laisser la population dans le désarroi, a regretté le président de l’Amoco, ajoutant qu’il est grand temps d’en arriver à l’apparition de la fumée blanche annonciatrice de très bonnes nouvelles, comme après la rencontre des cardinaux appelés à doter l’Eglise d’un nouveau chef à l’issue de la mort du pape.

L’Amoco, selon son président, se fait une idée noble de la RDC, située au centre du continent. Une stabilité du pays constituerait un grand espoir pour l’Afrique et le reste du monde. La paralysie, la partition de cet Etat, la persistance de sa situation actuelle, selon Nyeme Tese, sont perçues comme une honte pour l’Afrique. (apic/dia/bb)

2 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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