Le silence des armes et le rapprochement des coeurs
Congo RDC: Ouverture de l’Assemblée plénières des ACEAC par une messe
Kinshasa, 5 juillet 2004 (Apic) Plus de 6’000 personnes, dont des représentants du gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), ont participé dimanche à la messe pour la paix dans la région des Grands Lacs. Une cérémonie célébrée au sanctuaire de Notre Dame de la Paix de Fatima, dans l’archidiocèse de la capitale, Kinshasa dans le cadre de l’ouverture des travaux de l’Assemblée plénière de l’Association des Conférences épiscopales de l’Afrique centrale (ACEAC).
Mgr Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des évêques de France (CEF), en visite avec une délégation en RDC, Rwanda et Burundi, a souligné dans son homélie que la région des Grands Lacs, et l’Afrique en particulier, se trouve face à un «défi contre la violence et la guerre». Les populations du continent n’ont pas seulement besoin du silence des armes ou de la fin des conflits, mais également du «rapprochement des coeurs, du rétablissement des relations fraternelles dans la vérité et dans la justice», a martelé l’archevêque.
«La véritable paix», a déclaré Mgr Ricard, «n’est pas le silence imposé par la terreur ni par un régime autoritaire; elle n’est pas non plus la résignation devant les souffrances, les injustices ou les inégalités. La véritable paix est le juste rapport avec autrui, le refus des préjudices et des idéologies dévalorisantes, elle est l’instauration d’un ordre social et politique attentif aux droits de l’Homme et à toutes les catégories de personnes».
Lourd tribut
A noter aussi le message du cardinal Renato Raffaele Martino, président du Conseil Pontifical Justice et Paix: «Aujourd’hui, il a plu au Seigneur que je sois votre hôte, que dis-je, Congolais avec les Congolais, Africain avec les Africains de la Région des Grands Lacs» a en effet déclaré le cardinal Martino. En précisant qu’il est aussi venu pour apporter la solidarité du pape.
Le cardinal n’a pas manqué d’évoquer le lourd tribut payé par l’Eglise dans la «tragédie humaine» vécue par la RDC, le Rwanda et le Burundi, «non seulement en termes d’infrastructures missionnaires, mais en vies humaines: plusieurs évêques assassinés, dont le nonce apostolique au Burundi», Mgr Michael Aidan Courtney, tué le 29 décembre dernier; «des prêtres, des religieux et religieuses, des catéchistes et autres laïcs engagés ont également perdu la vie». (apic/misna/pr)



