Des extrémistes risquent de miner le processus de paix

Congo RDC: Poursuite des affrontements à Kalehe

Bukavu le 26 juillet 2004 (Apic) Des affrontements se sont poursuivis à Kalehe, une localité à 40 km au nord de Bukavu, dans la partie orientale de la RDC, selon l’agence Fides, proche du Vatican, qui se base sur des sources locales.

L’agence Fides, proche du Vatican, rapporte que des combats se poursuivent entre les forces de l’armée régulière et les rebelles de Nkunda, selon des sources locales de Bukavu, chef-lieu du sud Kivu, dans la partie orientale de la RDC.

Le dissident Nkunda (batware) est à la tête d’un groupe de militaires rebelles et de miliciens appartenant à la faction la plus dure de l’ex- rébellion dite Rcd/Goma. Ce groupe principal de guérilla de la région était composé en grande partie de banyamulenge.

A Kalehe, où se trouve une base de l’armée régulière, les rebelles semblent avoir attaqué les premiers les troupes de Kinshasa. La reprise des combats intervient au moment où le Rcd/Goma et la communauté des banyamulenge paraissent divisés. Le Rcd/Goma a accepté de participer au processus de paix et d’unification nationale. Ses soldats, rappelle-t-on, doivent être intégrés dans la nouvelle armée congolaise née de la fusion de différents groupes armés qui se sont affrontés en RDC pendant la guerre civile, de 1998 à 2003. Les représentants de l’ex-rébellion siègent au gouvernement et au Parlement de transition. Cependant, au sein de cet ancien mouvement rebelle subsistent encore des tendances extrémistes qui risquent de miner le processus de paix en RDC.

D’autres sources indiquent que le gouvernement de Kinshasa a rappelé tous les commandants des régions militaires, pour s’assurer de leur degré de fiabilité. A Bukavu, une ville qui était restée isolée de la fin du mois de mai au début du mois de juin 2004, le commerce a repris.

Peur d’une nouvelle vague de violence

Une nouvelle initiative de la Commission «Vérité et réconciliation» de la RDC a commencé son travail le 20 juillet 2004 à Bukavu, rapporte Fomeka.net, site Internet de la «Fondation de Mgr Emmanuel Kataliko». Une mission de la Commission Vérité et réconciliation a été dépêchée dans cette partie du pays. Son objectif est de relancer le processus de réconciliation inauguré il y a un an, au moment de la mise en place du gouvernement de transition à Kinshasa.

La précédente mission auprès d’une communauté banyamulenge s’est conclue de façon positive. La délégation a visé cette fois d’autres communautés du même groupe ethnique ainsi que de nombreuses tribus et ethnies qui se côtoient dans le Sud Kivu. Des sources autorisées de la société civile signalent que, par peur d’une nouvelle vague de violence, plusieurs civils d’origine non-rwandaise abandonnent, depuis quelques jours, le chef-lieu du Nord-Kivu, la ville de Goma, et ses alentours. (apic/dia/vb)

26 juillet 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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