Les deux poids et deux mesures de la Banque mondiale
Congo RDC: Saccage des ressources dans le pays
Kinshasa, 3 mars 2006 (Apic) L’attitude de la Banque mondiale sur le saccage systématique des ressources naturelles de la République démocratique du Congo a été critiquée par quelques organisations internationales, citées aujourd’hui par un quotidien de Kinshasa, cité par l’Agence Misna.
«Pourquoi la Banque mondiale se refuse-t-elle à rendre publics les résultats de l’enquête qu’elle a elle-même engagé sur les saccages du secteur minier» dans l’ex-Zaïre, se demande aujourd’hui «Le Potentiel», qui accuse l’Institution internationale d’avoir deux poids et deux mesures, selon à qui elle a à faire.
Le journal fait également référence à un rapport d’avocats d’un bureau international pour le compte de trois organismes européens, qui dénonce que plus de la moitié des contrats d’exploitation des gisements de cuivre du Katanga est fortement «déséquilibrée», en défaveur du Congo.
Largement documenté
Les conclusions de cette enquête – selon les commanditaires – seraient identiques à celle d’une vérification analogue réalisée par la Banque mondiale il y a trois ans, qui n’ont toutefois jamais été rendues publiques. Entre temps, le Parlement de Kinshasa a déjà reçu un rapport sur le secteur minier, présenté en juillet 2005 par le député Christophe Lutundula, mais n’a pas encore fait l’objet d’un débat.
Le prélèvement systématique des énormes richesse naturelles du Congo – par le gouvernement, divers groupes rebelles, des multinationales, des pays voisins comme l’Ouganda et le Rwanda – est largement documenté dans plusieurs rapports détaillés d’une commission d’experts de l’Onu. Le contrôle de ces ressources – notamment diamants, or, cassitérite, cuivre, cobalt – a été l’une des causes de la guerre de 1998-2003 et de l’invasion précédente de 1996-97 qui a porté Laurent Desiré Kabila (père de l’actuel chef d’état Joseph Kabila) au pouvoir, qui succédait au dictateur Mobutu Sese Seko. (apic/misna/pr)



