Selon la Monuc, l’armée viole les droits humains
Congo RDC: Viols commis par l’armée
New York/Kinshasa, 12 octobre 2006 (Apic) Selon le récent rapport de la Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo (RDC), les soldats de l’armée congolaise continuent d’être responsables des violations des droits de l’homme dans les provinces de l’Est du pays.
Selon le nouveau rapport de la Monuc publié à Kinshasa. «Les soldats des Forces armées de la RDC (Fardc) continuent d’être les principaux auteurs des violations des droits de l’homme dans les deux Kivu, en Ituri et au Katanga». La nouvelle est donnée par le Centre de nouvelles de l’Onu dans son édition du 10 octobre 2006.
«La majorité des violations des droits de l’Homme commises par la Police nationale congolaise durant le mois pris en compte sont les violences sexuelles envers des femmes et des fillettes, notamment en Equateur, au Kasaï Oriental et au Nord-Kivu», dénonce également le document, qui couvre la période du mois de septembre de l’année en cours.
Le document de la Monuc précise en outre que plus de 800 personnes vivant dans la rue, et que 181 enfants, ont été arrêtés par la police. L’arrestation est intervenue au cours d’une rafle tôt le matin du 21 septembre 2006 dans la capitale. Et cela suite à la destruction des chaînes de télévision et de radio appartenant au vice-président Bemba.
La Monuc a engagé 80 à 85 % de ses casques bleus pour appuyer les forces armées régulières en RDC en vue du rétablissement de la sécurité. Quelques résultats ont déjà été enregistrés. Plus de 5’000 insurgés congolais auraient été réintégrés dans l’armée régulière ou dans la vie civile et de plus de 10’000 combattants armés étrangers ont été raccompagnés dans leurs pays d’origine, principalement des Rwandais et des Burundais. La Monuc a eu à subir dans ce pays d’importantes pertes en vie humaines, en tout 22’000.
Le Conseil de sécurité de l’Onu a du reste prorogé jusqu’à la mi-février 2007 le mandat de la Monuc, qui devait s’achever le mardi 30 septembre 2006. Le Conseil de sécurité de l’Onu a par ailleurs renouvelé jusqu’au 31 décembre 2006 l’autorisation donnée au secrétaire général, Kofi Annan, de redéployer temporairement au maximum un bataillon d’infanterie, un hôpital militaire et jusqu’à 50 observateurs militaires de l’Opération de l’Onu au Burundi (Onub) au profit de la Monuc. (apic/dia/vb)



