Rome: Les deux formes de la messe sont un «enrichissement mutuel», estime le cardinal Koch

Continuité de fond et non rupture radicale

Rome, 15 mai 2011 (Apic) Les deux formes de l’unique rite romain ne doivent «pas être considérées comme une antithèse mais comme un enrichissement mutuel», a estimé le cardinal Kurt Koch, le 14 mai 2011. Le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, faisait référence à la forme ordinaire de 1970 et à la forme extraordinaire de 1962.

Ces propos, rapportés par «L’Osservatore Romano», intervenaient au lendemain de la publication par Rome d’une Instruction visant à une meilleure application du Motu proprio «Summorum Pontificum» de Benoît XVI, publié en 2007 et ayant facilité la célébration de la messe d’avant la réforme liturgique de 1970.

L’Eglise a besoin d’un rite commun

Intervenant à Rome lors d’un congrès consacré à ce Motu proprio, le cardinal Koch a affirmé que Benoît XVI savait bien que nous ne pouvions «nous arrêter à une coexistence entre la forme ordinaire et la forme extraordinaire du rite romain, mais que l’Eglise aurait à l’avenir de nouveau besoin d’un rite commun».

«Entre la liturgie ancienne et la réforme liturgique post-conciliaire, il n’y a pas de rupture radicale mais une continuité de fond», a poursuivi le cardinal Koch. Et d’ajouter: «On ne peut comprendre le Motu proprio «Summorum Pontificum» de Benoît XVI qu’à la lumière de cette conviction».

Selon le cardinal suisse, le pape «ne comprend pas l’histoire liturgique comme une succession de divisions, mais comme un processus organique de croissance, de maturation et d’auto-purification». Avec le Motu proprio, le pape a voulu contribuer à la réconciliation au sein de l’Eglise. (apic/imedia/lb/amc)

15 mai 2011 | 12:38
par webmaster@kath.ch
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