Financièrement trop lourde: des regrets
Corée du Sud: Lancée en 1967, une revue pastorale cesse de paraître
Séoul, 12 avril 2007 (Apic) Les évêques catholiques sud-coréens ont décidé d’arrêter la publication du mensuel «Samok» (Pastorale). Fondée en mai 1967, cette revue – publiée à l’origine sur un rythme trimestriel – avait été lancée par les évêques pour diffuser les enseignements du Concile Vatican II.
En 1987, un institut de pastorale lui était attaché, principalement pour aider les évêques à organiser des colloques et des symposiums en matière pastorale et contribuer à nourrir les travaux publiés dans «Samok».
Le dernier numéro paraîtra ce mois-ci, en avril, et les cinq salariés qui y étaient attachés seront replacés ailleurs, sans doute au sein de l’équipe qui assure la publication de l’autre titre publié par la Conférence épiscopale, «Kyeonghyang», ont indiqué les évêques, cités par Eglises d’Asie.
Selon le secrétaire général de l’épiscopat, le P. Peter Pai Young-ho, lui-même ancien rédacteur en chef de «Samok», la publication a joué un rôle important pour assurer la publicité des travaux du Concile, notamment dans les années de l’immédiat après-Concile, à une époque où les articles de tenue universitaire sur le sujet étaient rares en langue coréenne. Mais, quarante ans après Vatican II, la situation a changé. «Aujourd’hui, nombreux sont les séminaires dans le pays qui disposent de leurs propres publications théologiques. Les instituts de théologie font, eux aussi, paraître des revues. De ce fait, la raison d’être de Samok n’est plus la même».
Financièrement déficitaire, la revue est devenue une charge pesante pour les finances de l’épiscopat, a fait valoir le secrétaire général des évêques. Selon la Conférence épiscopale, «Samok» comptait 5’200 abonnés – dont 3’500 prêtres. Chaque numéro, de 250 pages, était en vente au prix de 6’000 wons (4,80 euros), mais, depuis un certain temps, la revue était envoyée gratuitement aux prêtres.
La nouvelle de la disparition du titre a suscité des commentaires, désolés pour certains. Mgr Simon Cheng Eun-kyu, du diocèse de Daegu, qui a été le premier rédacteur en chef de la revue et le premier directeur de l’Institut de pastorale de Corée, estime qu’il était nécessaire de conserver une publication qui fasse le lien entre tous les prêtres. (apic/eda/pr)




