L’Europe de l’Ouest, une cible privilégiée

Corée du Sud: Le pays le plus missionnaire évangélique après les Etats-Unis

Séoul, 27 juillet 2006 (Apic) Après les Etats-Unis, la Corée du Sud est le pays qui envoie le plus de missionnaires protestants évangéliques à travers le monde. Et l’intérêt pour l’Europe de l’Ouest est actuellement en vogue. C’est ce que révèle l’agence oecuménique ENI dans un article diffusé le 27 juillet.

Dans le cadre d’une opération intitulée «Revival Europe», Jesus Disciple Movement (JDM, Mouvement des disciples de Jésus), un organisme évangélique sud-coréen a récemment envoyé plus de 200 étudiants dans plusieurs pays européens. Le but affiché était de «faire découvrir l’Europe de l’Ouest à des étudiants sud-coréens et leur donner envie de revenir». Pendant trois semaines en juillet, les jeunes sud-coréens ont séjourné en France, en Allemagne, en Italie et en Grande-Bretagne avant de terminer par une session à Lyon, du 17 au 20 juillet. Ils ont mené des actions d’évangélisation, à travers des distributions de tracts et des spectacles de mimes dans la rue.

Créé en 1977, JDM est l’un des principaux mouvements d’évangélisation sud-coréen auprès des étudiants. Il est également très investi dans la mission mondiale. Des missionnaires sud-coréens issus de ce mouvement sont ainsi actuellement à l’oeuvre en Irak et dans d’autres pays musulmans. En Asie, la Chine, les Philippines, le Cambodge et le Vietnam constituent des cibles prioritaires de l’évangélisation.

Sécularisation et déchristianisation de l’Europe

L’intérêt pour l’Europe de l’Ouest est, lui, plus récent. Comme le soulignent des responsables de JDM, les organismes missionnaires sud-coréens ont longtemps estimé que cette partie du Vieux Continent était déjà christianisée. «Nous observons désormais de près la sécularisation des sociétés européennes et leur déchristianisation», a affirmé Son Gwiyeon à la correspondante d’ENI.

«Parmi les missionnaires étrangers, la France a une réputation très difficile», a expliqué Eun Kyung, missionnaire de JDM à Lyon, à l’agence ’ENI. «On l’appelle le ’pays tombeau’ car beaucoup de missionnaires abandonnent très rapidement». Beaucoup regrettent ce qu’ils considèrent comme une hostilité de la part des autorités politiques. (apic/eni/bb)

27 juillet 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!