Coordonner l’aide à la Corée du Nord
Corée: Le cardinal Kim à la tête de la Commission pour la réconciliation
Séoul, 12 janvier 1998 (APIC) La Commission spéciale pour la réconciliation du peuple coréen, une instance de l’Eglise catholique créée récemment, a porté à sa tête Mgr Stephen Kim Sou-hwan, cardinal-archevêque de Séoul. La commission a également décidé de fédérer et de consolider des initiatives individuelles, paroissiales ou diocésaines d’aide à la Corée du Nord dans un programme national dont elle aura la responsabilité.
Les évêques désirent également faire des propositions concrètes d’action pastorale après avoir pris le temps d’étudier les diverses campagnes orchestrées par l’Eglise pour lutter contre la famine en Corée du Nord. La Conférence épiscopale a par ailleurs décidé d’intégrer au sein de la Commission spéciale pour la réconciliation du peuple coréen les administrateurs des diocèses de Séoul, Chunchon, Pyongyang et Hamhung, dont les territoires sont frontaliers de la Corée du Nord (les deux premiers) ou y sont situés (les deux autres), mais, pour le Vatican, qui n’a jamais reconnu la Corée du Nord, tous font partie de l’unique Corée).
Au côté du cardinal Kim, qui est également administrateur apostolique de Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord, on trouve l’abbé bénédictin Placid Ri Tong-ho, administrateur apostolique de Hamhung, Mgr John Chang Yik, évêque de Chunchon, Mgr Paul Ri Moun-hi, évêque de Taegu, Mgr Victorius Youn Kong-hi, archevêque de Kwangju, et Mgr Andrew Choi Chang-mou, évêque auxiliaire de Séoul.
Lors d’une session biblique tenue fin novembre, Mgr Chang avait publié un communiqué appelant les catholiques à soulager la famine dans le Nord. En janvier 1996, l’Eglise sud-coréenne avait déjà fondé à Séoul une «école pour la réconciliation nationale».
Avec 3,5 millions de fidèles sur une population de 45 millions d’habitants, soit désormais 7,69 % de la population – le nombre des catholiques en Corée du Sud a connu une croissance de 3,36 % entre 1994 et 1995 -, l’Eglise catholique en Corée du Sud joue un rôle non négligeable dans la lutte pour la réunification du pays, le dernier au monde, déplore-t-elle, à «n’avoir pas encore liquidé l’héritage de la guerre froide». L’Eglise catholique gère 438 institutions et services à but social, soit une augmentation de 120 de 1990 à 1995.
Dans son discours-bilan prononcé samedi devant le corps diplomatique à l’occasion du Nouvel-An, Jean-Paul II avait signalé l’évolution positive en Corée et applaudi aux conversations en cours à Genève, dont le succès «allégerait notablement la tension dans toute la région et encouragerait sans doute un dialogue constructif entre d’autres pays de la région». (apic/cip/ba)



