Un phénomène nouveau qui inquiète
Costa Rica: Les vols dans les églises sont de plus en plus fréquents
San José, 10 mars 2003 (Apic) Les églises catholiques sont de plus en plus fréquentées au Costa Rica. Y compris par les voleurs. Depuis quelques années, elles sont en effet devenues les lieux de fréquentation privilégiés des malandrins, qui emportent tout ce qui peut rapporter. Le phénomène, relativement nouveau, inquiète les autorités ecclésiastiques.
Ces mêmes autorités et la justice suspectent une mafia organisée dans le marché, le vol et le trafic d’objets d’arts et de pièces religieuses. Depuis le début de l’année, trois vols importants ont été enregistrés dans des églises de la capitale, San José. Les agents du Bureau des investigations estiment que les vols ont été bien plus nombreux, mais que les larcins n’ont pas été dénoncés.
Durant ces cinq dernières années, les voleurs ont «visité» de nombreuses églises et fait main basse sur quantité d’objets de valeur: meubles antiques, tableaux, crucifix, ornements sacerdotaux, objets de culte en or, matériel électronique. et jusqu’au troncs où les fidèles déposent leurs piécettes.
La plupart de ces objets se retrouvent très souvent mis en vente dans des magasins d’antiquité. Selon le chancelier de la curie métropolitaine, Mauricio Granados, beaucoup de pièces ont été retrouvés de la sorte, ce qui laisse supposer un marché spécialisé dans le vol et la commercialisation d’objets religieux.
Les églises ne sont pas les seules à souffrir de cette nouvelle vague. Les paroisses et les prêtres n’échappent pas à la rapine. Nombre d’appareils ménagers, TV, radios et autres objets de valeurs n’échappent pas aux voleurs. Et jusqu’aux réserves d’aliments destinés à des oeuvres caritatives. Plusieurs prêtres même ont été physiquement agressés.
Face à cette situation, qui tend à prendre de l’ampleur, de nombreuses paroisses engagent des hommes chargés d’assurer un service de sécurité. Signe des temps, de nombreux barreaux en fer font désormais leur apparition pour protéger les fenêtres, mais aussi les portes, qui demeurent closes en dehors des célébrations. (apic/ag/pr)



