Dont deux ont reçu des pots-de-vin de la société française Alcatel
Costa Rica: Un troisième ex-chef d’Etat du pays accusé de corruption
San José, 29 octobre 2004 (Apic) José María Figueres, chef de l’Etat du Costa Rica de 1994 à 1998, est à son tour accusé par la justice costaricaine d’être impliqué dans une affaire de corruption et de pots-de- vin distribués par la société française Alcatel.
Figueres est le troisième ex-président du pays accusé de corruption par la justice en moins d’un mois. Rafael Angel Calderon, a en effet été arrêté il y a une dizaine de jours pour corruption à la suite d’un interrogatoire au Parquet de San José. L’ancien chef d’Etat, au pouvoir de 1990 à 1994, est accusé de corruption, d’enrichissement illicite et d’association de malfaiteurs. Le Parquet a décrété une incarcération préventive de 6 mois pour éviter que l’accusé ne fasse disparaître des preuves.
Une semaine auparavant, Miguel Angel Rodriguez, président de 1998 à 2002, avait été arrêté, pour corruption également. Rodriguez a dû démissionner de la présidence de l’Organisation des Etats américains (OEA) rentrer dans son pays pour y être jugé, pour une affaire de pots-de-vin impliquant également la compagnie française Alcatel et le gouvernement de Taiwan.
Selon le Parquet, Figueres aurait lui aussi encaissé entre 2000 et 2003 la somme de 900’000 dollars de la compagnie française de télécommunications Alcatel, laquelle aurait également versé des pots-de-vin à Rodríguez pour installer 400’000 lignes de téléphonie cellulaire.
Les avocats de la défense ne nient pas que le paiement ait eu lieu, mais ils affirment pouvoir démontrer qu’il a été légal. Pour le moment, Figueres, à la différence de son successeur Rodríguez et de son prédécesseur Rafael Angel Calderón (1990-1994) n’a pas encore été arrêté. (apic/misna/ag/pr)



