Critiques aussi à la communauté internationale

Côte d’Ivoire: Les évêques condamnent la classe politique locale

Abidjan, 19 mai 2005 (Apic) Les évêques et archevêques de Côte d’Ivoire ont déclaré au président Laurent Gbagbo que «la classe politique ivoirienne n’a pas le courage de la vérité».

Ces propos ont été tenus par les prélats ivoiriens lors de leur rencontre de la semaine dernière avec le président ivoirien. Cette rencontre a eu lieu dans le cadre des consultations entreprises par ce dernier, après sa rencontre avec le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur du conflit politico-militaire dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest.

Bien avant cette rencontre avec les évêques catholiques de son pays, le président ivoirien Laurent Gbagbo et son homologue sud-africain Thabo Mbeki s’étaient rencontrés à Pretoria. Au cours de ce tête-à-tête, Thabo Mbeki, en sa qualité de médiateur, mandaté par l’Union africaine dans le conflit ivoirien, a demandé à Laurent Gbagbo d’ouvrir les élections d’octobre prochain à tous les candidats. Ce qui signifie, notamment, à l’opposant Alassane Dramane Ouattara, dont la candidature avait été rejetée pour cause de «nationalité douteuse».

Lors des rencontres de la semaine dernière avec le président Gbagbo, les prélats catholiques se sont attaqués aux hommes politiques du pays et ont critiqué la communauté internationale. «Le peuple ivoirien crie sa désolation et aspire à la paix», ont-ils fait savoir au chef de l’Etat. Les chefs d’Eglise ont finalement reproché à la communauté internationale d’avoir limité le pouvoir du président Gbagbo à l’accord de Marcoussis. A leurs yeux, cela semble une institutionnalisation de l’injustice faite à la Côte d’Ivoire. (apic/dia/vb)

19 mai 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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