L’ivoire se retrouve en masse dans les bazars égyptiens

Côte d’Ivoire: Trafic d’ivoire: nombreuses violations

Yamoussoukro, 27 juin 2005 (Apic) Des sanctions contre les pays qui ne respectent pas l’interdiction du trafic international de l’ivoire ont été demandées à la direction de la Cites (Convention internationale sur le commerce des espèces à risque) par les écologistes du réseau «Traffic».

Des sanctions devraient être prises contre les pays ne respectant pas l’interdiction du trafic de l’ivoire. C’est ce que demandent les écologistes du réseau Traffic. Selon le dernier rapport du groupe, composé du WWF et de la World Conservation Union, chaque année jusqu’à 12’000 éléphants sont encore chassés illégalement en Afrique pour extraire de l’ivoire de leurs défenses.

Les écologistes ont recensé entre mars et avril derniers dans les seuls bazars égyptiens plus de 10’000 objets en ivoire, dont 80% sont suspectés d’avoir été fabriqués à partir de matière première importée illégalement du Soudan. En effet, l’Egypte n’accueillant pas sur son territoire une population d’éléphants.

Le Mozambique montré du doigt

D’après ces organisations de défense de la nature, parmi les nations les moins respectueuses des accords, figure le Mozambique, qui n’aurait pas appliqué les mesures de contrôle et de répression du braconnage, prévues par la Convention. «Le Mozambique a non seulement ignoré les opportunités offertes au pays pour mettre fin à ses violations, mais permet encore la commercialisation de l’ivoire dans l’impunité la plus totale», lit-on dans le rapport, qui affirme que les objets d’ivoire sont vendus dans les boutiques duty free de l’aéroport de Maputo.

Par conséquent, le réseau «Traffic» a proposé une suspension du commerce en provenance de ce pays de toutes les espèces animales et des produits qui sont fabriqués à partir d’éléments de ces espèces, à moins que Maputo ne renforce ses contrôles sur le commerce d’ivoire.

La Cites – traité international des Nations unies auquel adhèrent 167 nations – a interdit depuis 1989 le commerce international de l’ivoire, sauf pour les nations qui en produisent une quantité mineure à usage local. De longue date, certains pays africains insistent cependant pour que les limitations imposées aux exportations d’ivoire soient allégées ou suspendues pour les nations faisant preuve d’une meilleure gestion de la population des pachydermes. (apic/misna/vb)

27 juin 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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