Suisse: L'abbé Amherdt favorable à l'inhumation

Crémation ou ensevelissement?

Fribourg, 31 octobre 2014 (Apic) Neuf Suisses sur dix opteraient aujourd’hui pour la crémation alors que, dans les années 80, la tendance était encore majoritairement à l’ensevelissement. Dans les colonnes du quotidien fribourgeois La Liberté, l’abbé François-Xavier Amherdt explique que «l’Eglise catholique continue de privilégier l’inhumation» parce qu’elle «correspond au processus naturel de disparition des corps».

«Je crois que la crémation s’est développée à Fribourg, comme ailleurs en Suisse, surtout pour des motifs d’hygiène, de coût de transport et de place dans les cimetières, estime l’abbé. C’est aussi parfois le moyen de s’épargner le souci d’entretenir une tombe, et cela correspond à la mentalité postmoderne où il s’agit de tout régler rapidement. Or un deuil prend du temps. Le ‘travail de deuil’ commence par la prise de conscience du départ. Pour cela, nous avons besoin de la présence physique du défunt lors de la célébration à l’église, avant la crémation.»

Dispersion des cendres?

Sceptique quant à la dispersion des cendres, son expérience, confirmée par des ethnologues et des psychologues, lui a prouvé l’importance d’un lieu «où se recueillir et faire mémoire». «Le cimetière comporte une dimension communautaire de mémorial collectif indispensable à la société, affirme François-Xavier Amherdt. J’ai rencontré à de nombreuses reprises des familles déboussolées, par exemple le jour de la commémoration des défunts, faute d’avoir un endroit ou une tombe où elles pouvaient se rassembler autour de leurs chers disparus.» (apic/laliberte/pp)

31 octobre 2014 | 11:46
par webmaster@kath.ch
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