Ils réclament des chauffeurs à l’Etat

Croatie: Boire ou conduire: la tolérance 0 fait problème pour les prêtres qui disent la messe

Zagreb, 13 septembre 3004 (Apic) Boire ou conduire.ou dire la messe et ne plus conduire. Des prêtres croates montent aux barricades contre l’Etat et réclament des chauffeurs.

Les prêtres catholiques croates se mobilisent massivement pour poursuivre l’Etat en justice. Ils lui réclament près de douze millions de dollars par an afin de pouvoir payer des chauffeurs. Cela, disent-ils, afin d’éviter de contrevenir à une loi imposant un taux zéro d’alcool au volant, selon les médias croates. Difficile, même pour un prêtre, surtout si ce dernier vient de dire sa messe.

«Nous voulons respecter la loi, mais, en même temps, pendant les cérémonies nous buvons une petite quantité de vin. Il nous est impossible ensuite de prendre le volant pour nous rendre dans d’autres villages pour célébrer des messes. Raison pour laquelle il nous faut un chauffeur», a expliqué un prêtre ayant requis l’anonymat, au quotidien Jutarnji List de lundi.

Une campagne de collecte de signatures en faveur de cette initiative a été lancée parmi les quelque 2’000 prêtres catholiques concernés, selon la même source.

Pour un travail d’environ cinq heures par jour, sept jours par semaine, chacun des 2’000 chauffeurs devrait recevoir un salaire d’environ 460 dollars par mois, soit un montant total de près de douze millions de dollars par an, pour se conformer aux exigences du clergé. Quelque 88% des 4,4 millions de Croates sont catholiques.

Entrée en vigueur à la mi-août, la nouvelle loi qui interdit aux conducteurs la moindre consommation d’alcool a également soulevé le tollé des restaurateurs, des hôteliers et des producteurs de vin croates qui ont estimé qu’elle mettait en danger l’industrie du tourisme.

Auparavant, le taux d’alcoolémie légal était de 0,5 g/l. (apic/ag/pr)

13 septembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!