Présence de l’Eglise dans les moyens de communication

Cuba: Climat plus ouvert et plus tolérant pour l’Eglise, constate le cardinal Ortega

La Havane, 14 novembre 1999 (APIC) Moins de deux ans après la visite de Jean Paul II à Cuba, le cardinal Jaime Ortega se déclare satisfait pour les progrès de l’Eglise à Cuba. L’archevêque de La Havane se réjouit du «climat plus ouvert et plus tolérant» constaté aujourd’hui vis-à-vis de l’Eglise cubaine.

Interrogé par le quotidien italien «Avvenire», le cardinal Ortega se dit en effet satisfait des «progrès de l’Eglise» à Cuba, notamment grâce à «une présence de l’Eglise dans les moyens de communication qui n’existait pas auparavant. Certains évêques interviennent à la radio, explique le prélat, mais surtout «les médias mettent maintenant en relief certaines valeurs chrétiennes comme par exemple celle de la famille».

Après la visite de Jean Paul II, ce processus de réforme des relations entre l’Eglise et l’Etat cubain continue, même s’il avait déjà commencé une dizaine d’années auparavant, estime le cardinal. Les messes peuvent être célébrées dans des lieux publics et l’Eglise n’agit plus «clandestinement». Il reste cependant des questions difficiles comme celle de l’éducation. Le prélat rappelle que l’Eglise n’a pas la possibilité d’ouvrir des écoles, ni d’enseigner la religion dans les écoles publiques.

Enfin, même si certains prêtres et religieux avaient pu entrer sur l’île au moment de la visite du pape, c’est encore un droit que réclame le cardinal Ortega. «Sur ce point, je dois constater une régression. «Il faut espérer que le gouvernement assurera finalement la liberté d’entrée à Cuba aux prêtres et aux religieux».

Japon: L’Eglise catholique dit non au nucléairer»Justice et Paix» demande la fermeture des 52 centrales

Tokyo, 14 novembre 1999 (APIC) A la suite de l’accident survenu le 30 septembre dernier dans une centrale nucléaire japonaise, la Commission «Justice et Paix» de l’Eglise du catholique du Japon vient de réclamer la fermeture de tous les sites nucléaires du pays.

La déclaration de la Commission, placée sous la responsabilité de la Conférence épiscopale du Japon, demande une fermeture progressive des 52 centrales et l’arrêt de toute l’industrie nucléaire. La sécurité est prioritaire en ce domaine, fait-elle valoir. Or, toutes les centrales nucléaires ont pris de l’âge et sont devenues une menace pour la population. Dans l’intérêt non seulement du peuple japonais, mais de toute l’humanité, «Justice et paix» se prononce pour un abandon de l’énergie nucléaire et pour le développement de sources d’énergie alternatives (énergie solaire, éoliennes…)

A la centrale de Tokaimura, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Tokyo, l’accident du 30 septembre, dû à une erreur de manipulation du combustible nucléaire, a déclenché une réaction en chaîne et entraîné pendant dix-sept heures une très forte élévation du rayonnement neutronique, une des radiations les plus dangereuses qui soit. Parmi 46 personnes exposées, deux ouvriers ont été gravement irradiés. Ils se trouvent encore dans un état critique. Sur ordre des autorités, 200 personnes ont été évacuées et 300’000 autres confinées chez elles durant 24 heures.

Après cet accident, le plus grave au Japon en matière de centrale, «Justice et Paix» a donc demandé au gouvernement de fermer définitivement toutes les installations à combustible nucléaire et de mettre un terme à l’utilisation du plutonium.

Le 7 octobre, la Conférence des évêques du Japon avait déjà fait parvenir un message au Premier ministre, Keizo Obuchi, au ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur, Takashi Fukaya, et au directeur général des sciences et technologies, Hirofumi Nakasone. Signé par Mgr Peter Okada Takeo, secrétaire de la Conférence épiscopale et évêque d’Urawa (diocèse dans lequel s’est produit l’accident), et par Mgr Paul Otsuka Yoshinao, évêque de Kyoto, président du «Justice et Paix», le message des évêques réclamait simplement plus de sécurité, un effort de prévention, la révision de la politique nucléaire du Japon et la mise à l’étude de sources d’énergie alternatives.

Plans du gouvernement remis en cause

Dans sa déclaration, «Justice et Paix» demande encore pourquoi la politique nucléaire du gouvernement devrait se poursuivre aux frais des contribuables. L’industrie nucléaire du Japon génère d’énormes profits, ce qui ne l’empêche pas d’utiliser une part substantielle des revenus fiscaux, vu que les coûts de construction et d’exploitation des centrales nucléaires sont plus élevés que ceux des centrales thermiques ou hydroélectriques. La commission exprime enfin son souci quant aux effets possibles que pourrait générer sur les ordinateurs le passage à l’an 2000 et exhorte le gouvernement à suspendre toute activité dans les centrales nucléaires dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. (apic/cip/eda/pr)

14 novembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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