Affaire Elian : une campagne contre l’Eglise

Cuba: Des processions autorisées durant la semaine sainte

Rome, 13 avril 2000 (APIC) Les catholiques cubains pourront à nouveau cette année organiser des processions à la veille de Pâques, précise le gouvernement cubain. Dans une notre publiée lundi, les évêques cubains déploraient que les autorités du pays aient interdit les processions religieuses dans les rues à l’occasion de la Semaine Sainte.

Le porte-parole du Ministère cubain des Affaires Etrangères a tenu à préciser: «Il est possible que les processions soient interdites dans certaines circonstances particulières», mais en général les autorités «se sont prononcées en faveur des processions». Selon Orlando Marquez, porte-parole de la Conférence épiscopale cubaine, le Bureau des Affaires Religieuses de la Havane avait donné l’autorisation d’organiser des processions à La Havane, à Cienfuegos, à Camagüey et dans quelques autres villes qui avaient demandé cette autorisation.

La procession a une valeur hautement symbolique pour les catholiques cubains, qui n’ont pu retrouver cette tradition qu’après la visite historique de Jean Paul II en janvier 1998. Il s’agit pour eux d’une expression de la liberté religieuse. Dans le quotidien catholique italien «Avvenire», Orlando Marquez déplore que les paroisses vont devoir organiser les processions en toute hâte.

Les relations Eglise-Etat ne sont pas excellentes

«Les relations avec l’Etat ne sont pas aussi bonnes que nous l’avions espéré, mais quand même bien meilleures qu’il y a quelques années», a-t-il ajouté. Il y a quelques jours, l’agence missionnaire vaticane Fides dénonçait «une campagne contre l’Eglise et contre les défenseurs des droits de l’homme».

En mars dernier, elle s’est focalisée sur une religieuse qui a accueilli à Miami des membres de la famille du petit Elian, l’enfant qui a survécu à un naufrage et est devenu un sujet de querelle entre La Havane et la communauté cubaine de Miami. Selon Fides, la police aurait reçu l’ordre d’infliger une amende de 2’500 pesos (dix fois le salaire moyen d’un cubain) à tous ceux qui oseraient défendre l’action de la religieuse. Ceux qui ont profité de cette affaire pour dénigrer l’Eglise ont sans doute oublié que le 8 décembre dernier le cardinal Ortega, archevêque de La Havane, s’était prononcé en faveur du retour de l’enfant à Cuba, auprès de son père, comme le prévoit le droit international. (apic/fides/imed/cip/be)

13 avril 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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