Suspension des diplômes pour les religieux et les séminaristes
Cuba: Une agence vaticane dénonce la poursuite de la répression contre l’Eglise
Rome/La Havane, 28 novembre 2000 (APIC) Près de 3 ans après la visite historique du pape Jean Paul II à Cuba, la politique répressive du régime de Fidel Castro contre l’Eglise de l’île se poursuit, dénonce l’agence d’information FIDES. L’agence vaticane FIDES, qui émane de la Congrégation romaine pour l’évangélisation des peuples, parle même d’un «durcissement» causé par le succès que rencontre l’Eglise catholique auprès des jeunes.
Ce succès au sein de la jeunesse, affirme FIDES, amène de nouveaux actes d’intolérance. Ainsi le dernier acte de la crispation du régime face aux catholiques est la promulgation d’une loi qui prévoit la suspension des diplômes et titres d’étude de ceux qui quittent leurs activités professionnelles en vue d’entrer au séminaire ou dans un ordre religieux. Ces dernières années, plusieurs médecins sont entrés au séminaire ou dans des couvents jésuites et franciscains. La nouvelle loi ne leur permettra plus d’exercer leur profession au service de la population, parce qu’ils sont prêtres ou frères.
L’Eglise poursuit sa tâche d’évangélisation auprès des jeunes
Malgré ces obstacles, écrit l’agence vaticane, l’Eglise n’en continue pas moins sa tâche capillaire d’évangélisation, auprès des jeunes notamment, qui rejoignent des communautés dirigées par des prêtres. Le travail d’évangélisation est soutenu par le cardinal archevêque de La Havane, Mgr Jaime Ortega, «un homme capable de parler aux jeunes et de leur faire comprendre qu’ils sont une part importante de l’Eglise de Cuba».
Le 21 novembre dernier, dans un Institut supérieur de la périphérie de Aguada de Pasajeros, à La Havane, une femme professeur, Olga Lidia, a arraché une image de Notre-Dame de Charité, patronne de Cuba, tombée des mains d’un étudiant. Elle a interdit à tous les étudiants d’apporter des images religieuses à l’école. Les parents des jeunes ont dénoncé ces faits au proviseur, qui a répondu qu’à Cuba l’éducation est un devoir de l’Etat, et non un droit des parents. (apic/fides/be)



