Tollé parmi les défenseurs des droits de l’homme

Danemark: Le nouvel ambassadeur israélien fait l’apologie de la torture des suspects

Copenhague, 10 juillet 2001 (APIC) Le nouvel ambassadeur israélien au Danemark, qui prendra ses fonctions en août, a suscité une vive polémique dans le Royaume en justifiant publiquement la torture des suspects. Carmi Gillon, un ancien responsable des services de sécurité israélien Shin Bet, a défendu dans les médias danois l’idée de réintroduire ce qu’il a appelé par euphémisme la pratique des «pressions physiques modérées» sur les prisonniers palestiniens.

Cette apologie de la torture a été vivement dénoncée par les organisations de défense des droits de l’homme et des responsables politiques danois de tous bords. Des personnalités et des milieux politiques ont demandé que Carmi Gillon se rétracte ou alors que le gouvernement danois lui retire ses lettres de créances, révèle la presse israélienne de mardi.

Carmi Gillon, qui s’est dit fier comme chef du Shin Bet, au milieu des années 90, d’avoir agi pour protéger «la démocratie et la société ouverte israélienne», le seul pays qui protège les droits civils «dans un voisinage de piranhas». De nombreuses voix se sont fait entendre au Danemark pour que le gouvernement israélien respecte les conventions internationales prohibant l’usage de la torture.

Le futur ambassadeur a avoué avoir utilisé de telles méthodes pour extraire des informations nécessaires à la prévention du terrorisme. Carmi Gillon a reconnu que jusqu’en 1999, son agence torturait les prisonniers, soulignant que tous les interrogatoires étaient exécutés sous la surveillance des tribunaux et du parlement israélien, la Knesset. Le Centre danois de Réhabilitation pour les victimes de la torture (RTC) a demandé au gouvernement danois d’examiner le retrait des lettres de créance du nouvel ambassadeur. (apic/haar/be)

10 juillet 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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