Dans le collimateur, le Front moro islamique de libération (MILF)
Philippines: Benoît XVI qualifie de «geste ignoble» l’attentat sanglant survenu devant la cathédrale de Cotabato
Rome, 5 juillet 2009 (Apic) Quelques heures à peine après l’explosion d’une bombe devant la cathédrale catholique de Cotabato, dans le sud des Philippines, Benoît XVI a condamné ce «geste ignoble» lors de la prière dominicale de l’angélus, place Saint-Pierre, le 5 juillet 2009. Cet attentat a causé la mort d’au moins 5 personnes – dont une femme et un enfant de 3 ans – et blessé une quarantaine d’autres.
Les autorités philippines ont accusé le Front moro islamique de libération (MILF) d’être à l’origine de cet attentat, ce que les rebelles ont nié. Le MILF dispose d’une force de 12’000 hommes armés qui mènent une guérilla dans le but d’obtenir un Etat islamique indépendant dans le sud des Philippines.
Lors de la prière mariale, le pape a aussi déploré que «le sang humain continue de couler à cause de la violence, de l’injustice et de la haine». La bombe artisanale a explosé lorsque les fidèles sortaient de la cathédrale de l’Immaculée Conception, après avoir assisté à la messe, selon la police.
La violence n’est jamais une solution pour résoudre les problèmes
Dans son message, le pape a vivement déploré l’attentat survenu en matinée à Cotabato, où l’explosion d’une bombe devant la cathédrale, durant la célébration de la messe dominicale, a fait des morts et de nombreux blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants, a déclaré le pape depuis la fenêtre de ses appartements, place Saint-Pierre. «En priant Dieu pour les victimes de ce geste ignoble, a encore affirmé Benoît XVI, j’élève a voix pour condamner une fois encore le recours à la violence qui ne constitue jamais une voie digne pour résoudre les problèmes existants».
Au cours de la prière mariale de l’angélus, Benoît XVI a par ailleurs rappelé que la liturgie préconciliaire consacrait à l’époque le premier dimanche du mois de juillet à la dévotion au «précieux sang du Christ». Le pape a alors développé sa brève catéchèse dominicale sur le thème du sang, évoquant, entre autres, l’épisode biblique de l’assassinat d’Abel par son frère Caïn. Benoît XVI a alors noté que, comme l’affirmait la Genèse, «le sang d’Abel (…) crie depuis la terre vers Dieu».
«Malheureusement, a alors lancé le pape, aujourd’hui comme hier, ce cri ne s’arrête pas, car le sang humain continue de couler à cause de la violence, de l’injustice et de la haine (…) Quand les hommes comprendront-ils que nous sommes tous frères ?», s’est alors interrogé le pape.
En outre, Benoît XVI a évoqué la catastrophe ferroviaire survenue le 30 juin dernier à Viareggio, au nord-ouest de l’Italie, où le déraillement d’un wagon-citerne de gaz et son explosion avaient fait plus de 20 morts. «Je souhaite que de tels incidents ne puissent plus se répéter et que l’on garantisse à tous la sécurité sur le lieu de travail et dans la vie quotidienne», a demandé le pape avant de prier pour les victimes. (apic/imedia/ami/be)



