Des millions de personnes courent de graves risques
Darfour: La situation empire de jour en jour, dénonce le HCR
Khartoum, 8 septembre 2006 (Apic) «Darfour: La situation empire de jour en jour, dénonce le HCR. Des centaines sont encore en train de mourir à cause des violences et des milliers d’individus sont contraints d’abandonner leurs villages». C’est le cri d’alarme lancé au sujet du Darfour par Antonio Guterres, responsable du Haut commissariat de l’Onu pour les réfugiés (Hcr), et repris par l’agence catholique Misna.
Dans la région occidentale du Darfour – théâtre depuis 2003 d’affrontements et de violences – «la situation, déjà très grave, empire de jour en jour» et «si elle ne s’améliore pas, on peut s’attendre à une grave catastrophe», renchérit Antonio Guterres, confirmant l’alarme lancé le mois dernier par Jan Egeland, sous-secrétaire général de l’Onu chargé des Affaires humanitaires.
Selon le responsable du HCR, que l’aggravation de l’urgence humanitaire est en partie causée par le manque de sécurité, le fait que de nombreuses zones territoriales sont inaccessibles, l’incertitude qui entoure la décision d’envoyer ou non une force internationale de paix sous l’égide de l’Onu et l’envoi de troupes soudanaises au Darfour, qui «renforce la crainte d’une offensive militaire susceptible d’entraîner des exodes forcés».
Dans l’ensemble, la situation pourrait avoir des répercussions négatives également dans le Nord de la République centrafricaine et au Tchad, qui accueille plus de 200’000 réfugiés du Darfour et environ 46’000 Centrafricains, tandis que l’insécurité au Tchad a poussé 50’000 habitants à quitter leurs villages. «Une intervention urgente de la communauté internationale est nécessaire pour faire pression sur les parties impliquées dans le conflit», a insisté Antonio Guterres. (apic/misna/bb)




