La dictature des Duvalier et de leurs a pris fin en février 1986, mais un régime de terreur est toujours à l’oeuvre dans le pays. On avait cru que les premières élections libres qui, en 1990, portèrent à la présidence, avec deux tiers des voix, le prêtre salésien Jean-Bertrand Aristide, pourraient inaugurer une période nouvelle. Moins d’un an plus tard, le coup d’Etat du général Raoul Cedras imposait à nouveau la terreur. Dans la capitale Port-au-Prince, les massacres durèrent cinq jours et cinq nuits. Curieusement, l’Etat du Vatican fut le seul au monde à donner une reconnaissance diplomatique au régime.

De Duvalier à Aristide

Le 15 octobre 1994, avec l’appui des Etats-Unis, le président Aristide revint au pouvoir après trois ans d’exil. Son mandat arrivant à échéance en 1995, il fut remplacé par l’actuel président René Préval, diplômé de la Faculté agronomique de Gembloux, qu’il présenta comme son jumeau.

Deux tendances traversent l’Eglise catholique en Haïti. Le concordat de 1860 avait permis au chef de l’Etat de nommer les évêques. Ceci eut notamment pour effet de lier fortement la hiérarchie catholique à l’aristocratie politique, militaire et foncière. Au début des années 1980, la théologie issue du Concile Vatican II et de la Conférence tenue en 1968 à Medellin en vue d’approfondir les orientations conciliaires pour l’Amérique latine, s’est développée dans le jeune clergé haïtien. Elle a produit, note-t-on dans les milieux religieux, des fruits de libération, dont plusieurs saluent la présence

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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