Zimbabwe: Le nouveau chef anglican du Zimbabwe prié d’apaiser la situation

De l’eau dans le gaz dans le diocèse anglican de Harare

Harare, 30 juillet 2009 (Apic) Les anglicans du Zimbabwe ont prié instamment le nouveau chef de l’Eglise anglicane de leur pays de prendre des mesures pour apaiser la situation dans le diocèse de Harare, qui s’enfonce dans une bataille mettant en cause l’ancien évêque excommunié Nolbert Kunonga, un fidèle de Robert Mugabe, le président du pays.

Le nouvel évêque du diocèse anglican de Harare, Chad Nicholas Gandiya, a été consacré le 26 juillet lors d’une cérémonie qui a rassemblé plus de 10’000 personnes, d’après les informations recueillies par l’Agence ENI auprès de Precious Shumba, le responsable de l’information du diocèse de Harare.

«Le doyen de la province anglicane d’Afrique centrale, l’évêque Albert Chama, a présidé l’ordination et vivement recommandé au nouvel évêque d’œuvrer en faveur de la réconciliation au sein du diocèse de Harare, déchiré par les divisions», a déclaré Precious Shumba,

Chad Nicholas Gandiya succède à Sebastian Bakare, un ecclésiastique à la retraite qui a été évêque intérimaire du diocèse à partir de décembre 2007, lorsque l’évêque Kunonga a été déposé. Selon les informations données par l’Eglise, l’évêque Kunonga aurait rompu les liens de manière illégale avec la province d’Afrique centrale en s’installant lui-même archevêque du Zimbabwe. Il aurait affirmé que l’Eglise qui l’avait évincé était trop bien disposée envers les homosexuels.

D’après de nombreux anglicans, Nolbert Kunonga, un partisan déclaré du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, et de son parti, la Zanu-PF, a soutenu les mesures d’intimidation et les persécutions subies par les anglicans qui se sont opposés à son autorité et à celle de Mugabe dans un pays dévasté.

Chad Nicholas Gandiya est devenu évêque en dépit de la tentative de Nolbert Kunonga de faire obstruction à la cérémonie en prétendant qu’il est toujours le chef légitime de l’Eglise anglicane au Zimbabwe.

Nolbert Kunonga s’est adressé au Tribunal de grande instance du Zimbabwe le 24 juillet en demandant qu’une décision soit prise pour empêcher Chad Nicholas Gandiya d’être institué le chef des anglicans dans le pays.

«Il ne peut y avoir de consécration que si l’évêque en exercice est décédé», a déclaré Nolbert Kunonga avant la cérémonie, selon les propos rapportés par les colonnes du journal officiel, le Sunday Mail.

Depuis qu’il a été déposé, Nolbert Kunonga et un petit groupe de fidèles revendiquent la propriété des édifices de l’Eglise anglicane à Harare en en refusant l’accès à la majorité des paroissiens de la ville, conduits par Sebastian Bakare, et en appelant la police anti-émeute pour qu’elle les expulse par la force au moment des cultes.

A différentes reprises, les paroissiens ont été attaqués par des partisans de Nolbert Kunonga et ont dû célébrer le culte en plein air ou dans des bâtiments mis à disposition par d’autres Eglises jusqu’à ce que le Tribunal de grande instance ait ordonné aux deux groupes de partager les lieux de culte. (apic/eni/pr)

30 juillet 2009 | 17:01
par webmaster@kath.ch
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