La présidente srilankaise Chandrika Kumaratunga et le chef de l’opposition Ranil Wickremesinghe (United National Party), se sont une nouvelle fois rencontrés cette semaine pour discuter d’un accord politique permettant de mettre un terme au conflit ethnique qui déchire le pays depuis des décennies. Ils ont parlé de la composition des futurs conseils régionaux à mettre en place dans le cadre du projet de nouvelle Constitution.

De longues négociations en vue

Les discussions politiques en cours devraient durer encore quelques mois et se concentrer sur une nouvelle «magna charta» donnant une plus grande autonomie à la minorité tamoule. Les Tigres tamouls, qui lancent actuellement une grande offensive contre les forces gouvernementales, ont clairement rejeté le plan de Colombo, mais ils ont donné leur accord pour des négociations de paix sous l’égide de la Norvège.

La présidente Kumaratunga espère que les négociations avec la guérilla des LTTE pourront être achevées dans les six mois, même si les négociations directes doivent encore commencer. Le gouvernement norvégien pense cependant que les discussions pourraient durer un an.

Le gouvernement srilankais prévoit d’offrir comme base de discussion avec les rebelles tamouls des propositions de dévolution de pouvoirs, mais pas question d’accepter un Etat tamoul séparé. La présidente srilankaise refuse toute condition préalable aux négociations, comme le retrait des troupes du nord-est du pays, mais serait d’accord de procéder à une désescalade progressive durant les négociations. (apic/bbc/be)

4 avril 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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