déjà durement touchées doivent être épargnées

De nouvelles souffrances à une population

Rome, 15 novembre 19998 (APIC) Le pape Jean-Paul II a demandé à tous les fidèles, dimanche lors de l’Angélus, de prier pour que les «responsables» politiques continuent à utiliser les instruments diplomatiques et le dialogue pour résoudre la «grave crise» qui secoue à nouveau le Moyen-Orient et l’Irak cette semaine.

Malgré la lettre irakienne adressée à l’ONU pour la poursuite de la collaboration entre cette dernière et l’Irak, les Etats-Unis, appuyés par l’Angleterre, notamment, ont toujours le doigt sur la gâchette pointé sur l’Irak.

Le pape a exprimé ses voeux pour une «solution juste et pacifique». Il a souhaité que «de nouvelles souffrances soient épargnées à une population déjà durement éprouvée».

De façon constante, les représentants du Saint-Siège se sont prononcés contre l’embargo économique qui frappe depuis plus de 7 ans les couches les plus faibles de la population, et particulièrement les enfants, les femmes et les personnes âgées. Le Saint-Siège et le pape n’ont jamais cessé de réclamer la levée des sanctions, qui tuent près de 20’000 gosses par mois.

En fin de semaine, Mgr Raphaël I Bidawid, patriarche de Babylone, avait écrit une lettre au président Clinton, dénonçant les visées américaines. «Avec quelle conscience avez-vous le courage de provoquer ce génocide», demandait Mgr Bidawid à Bill Clinton, sur qui pèse toujours la menace d’une destitution pour avoir menti sous serment. (apic/imed/pr)

15 novembre 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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