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Pas de région kurde indépendante à l'est de la Syrie

Pour Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro catholique d’Hassaké Nisibi, l’éventualité de l’établissement d’un territoire kurde indépendant à l’est de la Syrie ne se pose plus. Ni les Russes, ni les Américains, ni même les Kurdes du PKK de Turquie ne sont prêts à soutenir cette velléité de certains groupes armés kurdes.

«Par rapport à quelques mois, les pulsions autonomistes qui animaient certains groupes kurdes semblent être retombées», rapporte l’archevêque. Interrogé par l’agence vaticane Fides, après la mort, le 31 août 2017, à Qamishli, d’un jeune membre du groupe armée d’autodéfense chrétien ‘Sutoro’, tué par un milicien kurde, le prélat estime que l’incident a été déclenché par des questions personnelles. Il a expliqué que la situation dans la ville, parsemée de positions de différentes milices, était revenue au calme.

La Syrie ne sera pas démembrée

Des militaires russes de haut rang sont venus dans la région pour parler avec les chefs de ces groupes kurdes et leur faire savoir qu’en Syrie, il n’y aura jamais de démembrement du territoire pas plus que la proclamation unilatérale d’une zone indépendante kurde, a noté l’archevêque. «Les Russes ont fait comprendre que, sur ce point, ils se sont déjà mis d’accord avec les Américains et que pas même les kurdes du PKK, basés en Turquie, ne soutiennent le projet de démembrement de la Syrie en vue de la création d’une nation kurde dans l’est du pays. C’est pourquoi certains groupes kurdes se sentent désormais trahis par les forces qui, par le passé, avaient donné l’impression de les soutenir ».

En juillet dernier, des miliciens du Parti démocratique kurde (PYD), branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avaient commencer à concrétiser leurs intentions de créer une zone autonome kurde dans la région syrienne de Jézirah. Les médias kurdes commençaient déjà à la désigner sous son nom kurde de Rojava. Ce projet d’instaurer dans la zone un régime d’administration autonome avait été poussé jusqu’à la mise en place d’un système de taxation locale visant à subventionner les services publics de la région. (cath.ch/fides/mp)

Mgr Hindo, archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi.
4 septembre 2017 | 15:32
par Maurice Page
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