Débats identitaires au sein de l’UCIP

La vision de la présidente sortante Theresa Ee-Chooi n’a pas fait l’unanimité au sein de l’UCIP, notamment en Europe occidentale. Considérée comme «trop proche de Rome», sa ligne a été perçue comme «trop identitaire»: après son élection, Theresa Ee-Chooi avait annoncé tout de go sa volonté de renforcer la «nature catholique de l’UCIP» et souligné la nécessité d’une «plus grande évangélisation des journalistes catholiques eux-mêmes». Cette prise de position a d’emblée provoqué des crispations, notamment auprès des publications et des professionnels d’Europe francophone et germanophone. La proposition de «nouvelle évangélisation» par les médias a suscité des réserves de la part de journalistes catholiques actifs dans un milieu sécularisé ou dans un contexte religieux où les catholiques sont minoritaires, comme dans les pays islamiques.

Pour de nombreux membres de l’UCIP, le journaliste catholique annonce la Bonne Nouvelle en étant d’abord un bon professionnel. De leur côté, nombre de médias catholiques estiment que leur rôle n’est pas d’être de simples relais du magistère mais de contribuer au développement d’une opinion publique dans l’Eglise. L’Association suisse des journalistes catholiques (ASJC) a elle aussi rappelé que les journalistes catholiques ne sont pas des «catéchistes au service de la nouvelle évangélisation», mais des professionnels qui s’inspirent tout à la fois de la déontologie en vigueur dans le métier et des principes de l’éthique chrétienne. (apic/be)

12 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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