Florès: Les écologistes accusent l’Eglise de vouloir détruire la forêt
Déboisement massif en Indonésie
Florès, 6 juillet 1997 (APIC) Les écologistes indonésiens accusent l’Eglise catholique de participer à la destruction de la forêt tropicale. Selon un militant écologiste local, Moire Moelino, l’Eglise catholique est la deuxième consommatrice de bois dans le diocèse de Ruteng, sur l’île de Florès. La consommation de bois de l’Eglise locale est supérieure à celle du district administratif.
Ce ne sont pas moins de 4’200 mètres cubes qui sont débités chaque année par deux scieries, l’une appartenant au diocèse, l’autre à la Société du Verbe Divin de la province de Ruteng.
Selon l’enquête menée par M. Moelino, expert au ministère des eaux et forêts, le district de Manggarai, représentant une surface de forêt tropicale de 240’355 hectares, est menacé de déboisement dans les 15 années à venir.
L’augmentation du nombre des nouvelles installations agricoles ainsi que celle de la demande du bois de chauffage seraient, selon cet expert, responsables de cette situation. D’après M. Moelino, les 528’000 habitants du district consomment annuellement 45’000 mètres cubes de bois de chauffage, et l’Eglise 8’760 à elle seule. Ces études ont également indiqué que dans les vingt années à venir, vingt ruisseaux seront taris à cause du déboisement.
Les efforts accomplis par le programme de reboisement semblent être largement pris de vitesse, quoique, affirme un responsable de la Fondation St. Klaus dirigée par le Verbe Divin et qui travaille dans une des scieries, la Fondation fournisse de jeunes plants aux particuliers comme aux organisations engagées dans le reboisement. Un catéchiste affirme pour sa part que l’Eglise catholique locale a pris la tête d’un vaste programme de reboisement, ajoutant que le bois fourni par les deux scieries qu’elle exploite sert à construire et à réparer des églises et des écoles, «si bien qu’elle paie en nature plus qu’elle ne gagne.» (apic/com/aa/pr)



