La famille n’était pas au courant de l’initiative du Vatican
Déclaration vaticane au nom de la famille Estermann dans l’affaire Tornay
Rome, 18 février 1999 (APIC) La famille du commandant Estermann, assassiné en compagnie de son épouse Gladys le 4 mai 1998 au Vatican, n’est pas au courant de la déclaration vaticane, faite mercredi, selon laquelle elle acceptait «sans réserve» les conclusions officielles de la magistratures vaticane.
La famille du commandant de la Garde Suisse assassiné ne semble pas avoir été mise au courant de la déclaration du Vatican faite en son nom. «Nous ne savons rien à ce sujet, a déclaré à l’ATS (Agence télégraphique suisse) la belle sœur de l’ancien commandant, Erika Estermann. Elle a indiqué que la famille du commandant Aloïs Estermann est «surprise et tout à fait perplexe» au sujet de cette déclaration. «Nous n’avons rien entrepris et ne voulons rien entreprendre. Cela n’aurait pas de sens».
Selon le Vatican, la famille «rejette catégoriquement les informations apparues dans les médias sur les aspects moraux de la vie d’Aloïs et de Gladys» – son épouse -. Toujours selon le Vatican, elle repousse aussi «tout soupçon sur des hypothèses présumées d’histoires d’amour tourmentées ou d’espionnage, par lesquelles on a voulu salir Aloïs qui a vécu pour servir l’Eglise et pour poursuivre avec fidélité sa mission».
Sans les citer, la déclaration faisait notamment allusion à un livre de fiction sorti en France faisant état d’histoires d’espionnages liées àà l’homicide du commandant, ainsi qu’à un ouvrage paru en Italie qui prétend «révéler» une liaison homosexuelle entre le commandant Estermann et le vice-caporal Cédric Tornay.
«Il s’agit d’affirmations absurdes et insultantes», commentait mercredi le Vatican au nom des familles Estermann et Meza Romero. Celles-ci, encore selon le Vatican, aurait agi de la sorte en réactions aux médias, pour leur demander d’arrêter avec «les calomnies infamantes».
Les conclusions officielles de la magistrature vaticane avaient confirmé que le vice-caporal Tornay avait tué son commandant et l’épouse vénézuelienne de ce dernier. Il avait, ensuite retourné son arme contre lui-même, à la suite d’un accès de folie. Ces conclusions ont d’ores et déjà été rejetées par la mère du vice-caporal. On s’interroge dès lors sur les motifs qui ont poussé le Vatican a faire une déclaration au nom de la famille d’Estermann, sans avoir au préalable averti les familles en question. (apic/pr)



