Rome: Le pape François lance un appel à la fin des violences au Soudan du Sud
Déjà des milliers de morts et près d’un million de déplacés et de réfugiés
Rome, 23 mars 2014 (Apic) Le pape François a lancé un appel pressant à la fin des violences qui ensanglantent la République du Soudan du Sud. Il a également demandé que soit garanti l’accès aux aides humanitaires, dans un message signé par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège.
Dans ce courrier, transmis au diocèse de Juba à l’occasion du déplacement dans le pays du cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical «Justice et Paix», et rendu public le 22 mars 2014, le pontife a ainsi invité à promouvoir une «culture de la rencontre».
Le pape a adressé à cette occasion un appel pressant à toutes les parties impliquées, afin qu’avec le soutien de la communauté internationale, elles puissent mettre un terme aux hostilités et aux actes de violence. Le pontife demande également que soit garantir l’accès aux aides humanitaires et que soient recherchées sans cesse des solutions pacifiques.
Le Sud Soudan, indépendant depuis 2011 seulement, est depuis plusieurs mois en proie à situation proche d’une guerre civile, opposant les partisans du président Salva Kiir, de l’ethnie Dinka, à ceux de Riek Machar. Ce dernier, appartenant à l’ethnie Nuer, avait été limogé par le chef d’Etat après avoir évoqué son ambition de se présenter aux prochaines élections à la présidence. Des tueries sauvages menées tant par les rebelles que par les forces gouvernementales ont déjà causé la mort de milliers de civils, tandis que près d’un millions d’autres ont fui les hommes armés. Les civils se sont déplacés en masse à l’intérieur du pays ou se sont réfugiés dans les pays voisins.
Le pape prône une «culture de la rencontre»
Le message du pape rappelle également la nécessité de promouvoir une «culture de la rencontre», formule qu’il affectionne tout particulièrement. La guerre en cours a causé «pauvreté, faim, maladies, mort», souligne encore cette lettre. Pour le pontife, «nous ne pouvons rester indifférents face à cette réalité ». Il relève la situation dramatique des réfugiés contraints à l’exil, dans des conditions «abjectes pour leur dignité».
Le souverain pontife invite ainsi à s’engager pour créer un climat social constructif où la reconnaissance de la dignité humaine prévale sur «la soif de pouvoir» et où les aspirations morales, éthiques et sociales légitimes soient prioritaires sur «l’Etat et les différents pouvoirs qui essaient de les soumettre». (apic/imedia/mm/be)



