Egypte: Le gouvernement engage la bataille contre la pollution sonore dans les mosquées
Démarrage d’un projet controversé des appels unifiés à la prière au Caire
Le Caire, 15 août 2010 (Apic) Le ministère égyptien des Biens religieux (Waqf) a lancé son projet test mais controversé des « appels unifiés » à la prière au Caire, la capitale, qui compte officiellement 4’500 mosquées, pour une population de quelque 20 millions d’habitants, musulmans pour l’immense majorité.
Ce projet, régulièrement reporté depuis des années à cause des passions qu’il soulève, a cependant démarré avec le début du mois de Ramadan, mois de jeûne musulman, qui a commencé mercredi 11 août en Egypte. Il vise à mettre fin à la pollution sonore provoquée par l’usage excessif des haut-parleurs utilisés dans les mosquées, pour les appels à la prière, cinq fois par jour, dans la ville du Caire, surnommée aussi « la ville aux mille minarets ».
Soutenu par ceux qui prônent un Islam moderne, il est rejeté par les traditionalistes, constitués de partisans de la méthode de l’appel classique aux prières, utilisée depuis des siècles par les milliers de muezzins de la ville.
Pour Soad Saleh, professeur de droit islamique à l’université islamique d’Al Azhar, le projet d’uniformisation des appels à la prière « mettra fin à la pollution sonore provoquée par les micros réglés à des volumes qui peuvent déranger le voisinage, particulièrement lors de la prière de l’aube ». Le prophète Mahomet « n’a pas interdit l’unification de l’appel à la prière. Bien au contraire », a-t-elle rappelé. (apic/ibc/pr)



