Palestine: Bethléem en fête a attendu la messe du pape François

Des chrétiens de toute la Terre sainte sur la place de la Mangeoire

Bethléem, 25 mai 2014 (Apic) Ils sont venus de toute la Terre Sainte. Sur la place de la Mangeoire, à Bethléem, l’heure était à la fête le 25 mai 2014 au matin pour les chrétiens de Tel Aviv, de Galilée, mais aussi de Ramallah et même de Gaza. Parmi eux, catholiques et orthodoxes mêlés et tous rites confondus, se trouvait aussi un grand nombre de travailleurs immigrés en Israël, Indiens et Philippins. Dans une ambiance festive, tous ont attendu le pape François venu présider la messe sur la place de la Mangeoire.

Depuis plusieurs jours, avec l’intensification des préparatifs, l’excitation et la joie des chrétiens de Bethléem n’ont fait que croître. L’attente était palpable, la ville pavoisée, alors qu’à Jérusalem, les signes de la visite papale n’étaient guère visibles au-delà du quartier chrétien de la Vieille ville.

Le jour de la messe, dès l’aube, la foule a commencé à arriver sur la place à proximité de la basilique de la Nativité. Une estrade aux allures de scène de kermesse avait été installée, parée aux couleurs du Vatican et de la Palestine. Tout autour de la place figuraient les photomontages évoquant les difficultés des Palestiniens.

Des bus entiers venus des paroisses de Nazareth ou de Ramallah ont déposé les fidèles enthousiastes. «Nous sommes chanceuses d’avoir obtenu des billets pour venir», ont assuré deux jeunes filles de Jérusalem. Les places, environ 6’000, étaient en effet très limitées par rapport au nombre de chrétiens de Terre Sainte et en l’absence d’autres messes du pape à Jérusalem ou en Galilée.

Chrétiens de Gaza

George, 19 ans, jeune orthodoxe de la ville, a attendu avec impatience de voir le pape François «en vrai». «Nous attendons ses encouragements, qu’il nous parle du Christ», a-t-il expliqué tout sourire à I.MEDIA tout en distribuant aux passants des cartes postales souvenir de la visite du pontife en Palestine. Editées par la Fondation œcuménique de Bethléem, l’une d’elles représentait notamment le pape portant sa croix devant le mur de séparation.

Dans un carré de la place, une trentaine de fidèles avaient même fait le voyage depuis Gaza, alors que 600 permis avaient été demandés. La plupart étaient âgés, il y avait aussi des enfants. Les jeunes adultes n’ont pas le droit de sortir de la bande. Pour certains, c’est la première fois qu’ils venaient à Bethléem, et l’émotion était grande. Pour l’occasion, ils avaient confectionné une grande banderole, afin de manifester leur amour envers le pape.

«Nous nous sommes levés tôt, mais cela vaut la peine», a confié à I.MEDIA Danasha, Indienne de 24 ans qui travaille dans le Sud d’Israël, à Beer Sheva, en tant qu’aide à domicile depuis 1 an. A ses côtés, plusieurs femmes en saris colorés et munies de casquettes attendaient sous le soleil la venue du pape, alors que des chants arabes étaient diffusés à plein volume par les haut-parleurs.

Dans cette foule si variée, les fidèles espéraient certes des paroles du pape pour les soutenir dans des situations souvent difficiles, mais ils attendaient avant tout le «guide» qui vient les visiter dans l’une des «périphéries» qu’il affectionne tant. (apic/imedia/mm/bb)

25 mai 2014 | 10:44
par webmaster@kath.ch
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