Israël: Des tombes chrétiennes et musulmanes profanées

Des colons juifs militants à l’origine des faits?

Jaffa, 10 octobre 2011 (Apic) Des tombes chrétiennes et musulmanes ont été profanées à Jaffa le 8 octobre 2011, date de la fête de Yom Kippour, jour du grand pardon, indique le quotidien britannique «The Guardian». Des cocktails molotov auraient été jetés en représailles sur une synagogue.

Au moins cinq tombes ont été brisées et une vingtaine recouvertes de graffitis en hébreux signifiant «Mort aux arabes» ou portant le slogan «Price Tag». Ce dernier fait référence à un groupe de colons juifs militants qui cherche à se venger de toute tentative de l’Etat israélien de détruire les colonies sauvages en Cisjordanie. D’après le porte-parole de la police Micky Rosenfeld, il n’y a aucune preuve que les criminels sont des colons. Et d’avancer la piste des hooligans.

Quelques douzaines d’Israéliens et Palestiniens sont sortis manifester contre les attaques, accusant les colons. «Tous ces colons extrémistes font différentes activités et ils n’en paient pas le prix. Ils ont annoncés qu’ils voulaient amener le conflit en Israël et c’est exactement ce qu’ils sont en train de faire», a affirmé Sami Abu-Shehadi, membre du conseil municipal de Jaffa. Des cocktails molotov auraient été jetés en représailles sur une synagogue de la ville, sans faire de dommage toutefois.

Nouveau phénomène de violence

Le président israélien Shimon Peres a condamné les actes de vandalisme: «La profanation de tombes est interdites. Elle est un acte criminel qui diffame notre honneur et est contraire au valeurs morales de la société israélienne.»

Dans une prise de position, diffusée le 9 octobre, les évêques catholiques d’Israël et de Palestine ont appelé à la prière pour combattre les attaques contre les lieux de culte et les cimetières. Un phénomène qui ne concernerait pas la seule ville de Jaffa. Il y a une semaine, une mosquée avait été incendiée dans un village bédouin du Nord d’Israël. Les autorités israéliennes accusent les colons d’être à l’origine du forfait.

«Nous découvrons un nouveau phénomène de violence à l’intérieur de l’Etat d’Israël, responsable de la sécurité de chacun et en particulier des lieux de culte», ont déclarés les évêques. Et d’appeler le gouvernement, en plus des condamnations et des visites de solidarité, à prendre des mesures sérieuses pour l’arrestation et la condamnation des coupables. (apic/theguardian/kna/job/amc)

10 octobre 2011 | 16:03
par webmaster@kath.ch
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