Le Conseil de fondation de l’Action de Carême (AdC) avait décidé le 31 janvier dernier de réorganiser ses structures dirigeantes en mettant en place un Comité directeur de quatre personnes, dont faisait également partie, avec voix consultative, la directrice de l’AdC, Anne-Marie Holenstein. La nouvelle structure avait avant tout pour but d’améliorer la communication entre le Conseil de Fondation, dont font notamment partie tous les évêques suisses et des laïcs, et la direction de l’AdC. La nouvelle structure prévoyait également un office d’ombudsman pour traiter le cas des projets refusés.
Des divergences qui viennent de loin
L’Action de Carême, importante œuvre d’entraide des catholiques de Suisse, active dans le domaine du développement, de la mission et de l’aide aux tâches pastorales en Suisse, verra encore les statuts de la fondation et ses règlements révisés, avait décidé le Conseil de fondation lors de sa session extraordinaire du 14 janvier.
Les raisons de ces changements, indiquait l’AdC dans un communiqué publié le 31 janvier à Lucerne, sont les questions fondamentales qui se posent concernant la poursuite du travail et l’orientation de l’Action de Carême en tant qu’œuvre d’entraide de l’Eglise. Selon la directrice Anne-Marie Holenstein, «les changements sur le marché des collectes en Suisse ainsi que ceux qui affectent les projets dans les domaines du développement et de la pastorale ont rendu nécessaire le processus de réorientation. Les mesures prises par la direction de l’Action de Carême pour faire face à ces développements et des différences d’appréciation sur la manière de diriger ont provoqué des divergences d’opinion entre la direction de l’AdC et des membres du Conseil de fondation».
Le chef du Secteur Sud, Mark Schmid avait déjà pris congé de l’AdC, fin janvier 2000
Lors des décisions du Conseil de fondation du 14 janvier dernier, les compétences et la liberté d’action de la direction de l’Action de Carême avaient été confirmées «et un processus constructif lancé». Mais, déplorait un communiqué publié le 31 janvier, ces divergences d’opinion avaient conduit au départ de Mark Schmid, chef du secteur des projets pour les pays du Sud de l’AdC et également membre de la direction. Il avait été mis un terme, d’un commun accord avec le président du Conseil de fondation, Mgr Ivo Fürer, évêque de St-Gall, aux rapports de travail entre l’AdC et Mark Schmid. Ce dernier avait immédiatement pris congé de l’œuvre d’entraide. C’est la directrice, Anne-Marie Holenstein, qui avait alors pris la direction ad intérim du Secteur Sud. (apic/com/be/ba)



