«Des expérimentations macabres»

Grande-Bretagne: Des organisations dénoncent l’embryon issu de trois géniteurs

Londres, 30 juin 2013 (Apic) Des organisations ont dénoncé l’approbation par le gouvernement britannique d’un procédé permettant d’utiliser l’ADN de trois parents différents pour créer un bébé en bonne santé. La «Société pour la protection de la vie non encore née» (Spuc) parle d’»expérimentations macabres».

La plupart des embryons n’échapperont pas aux contrôles de qualité et seront mis à mort, affirme-t-elle. Les «promesses mensongères» de trouver des traitements contre les maladies graves constituent une «excuse» de l’industrie pour «produire des bébés manipulés génétiquement», indique Spuc, qui parle d’un «énorme pas en arrière du point de vue éthique».

Le directeur de l’organisation «Human Genetics Alert», David King, dénonce pour sa part l’apparition d’un marché pour des bébés «design». L’institut viennois Imabe rappelle qu’une lettre d’opposition à ce processus avait été signée par 30 bioéthiciens internationaux et envoyée au journal londonien «Times».

Créer à coup sûr un bébé en bonne santé

Le gouvernement britannique a approuvé le 28 juin l’utilisation d’ADN de trois parents devrait afin d’éviter que des mères ne transmettent à leur bébé des maladies génétiquement graves. En remplaçant de l’ADN mitochondrial par de l’ADN sain provenant d’un 3e parent, il deviendrait possible de créer, par procréation assistée, un bébé en bonne santé.

Le gouvernement britannique prépare maintenant un projet de loi qui devrait être présenté l’an prochain au Parlement. Il est prévu que les Eglises et des spécialistes de bioéthiques soient consultés dans le processus d’adoption de cette loi. Si le projet passe, les premières fécondations in vitro issues de trois parents pourraient être officiellement réalisées en Grande-Bretagne dès 2014. (apic/kna/ag/bal/bb)

30 juin 2013 | 18:15
par webmaster@kath.ch
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