Moscou: Le procureur général adjoint Viktor Grin met en garde contre l'extrémisme islamique en Russie

Des jeunes influencés par leur formation dans les centres islamiques à l’étranger

Moscou, 9 octobre 2014 (Apic) Moscou met en garde contre l’extension de l’extrémisme islamique en Russie. Selon le ministère russe de l’Intérieur et le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB), plusieurs milliers de citoyens russes étudient actuellement dans des centres islamiques à l’étranger. Le bureau du procureur général de Russie a exprimé des préoccupations sur les activités sur sol russe de «branches non traditionnelles» de l’islam.

«Nous sommes inquiets de l’intervention continuelle de branches non traditionnelles de l’islam venant de l’étranger. Dans les années 1990, c’était importé par des prédicateurs étrangers, et maintenant, ce sont des jeunes qui se rendent à l’étranger pour y recevoir une formation religieuse», souligne Viktor Grin. Le procureur général adjoint russe a fait ces déclarations lors d’une réunion de la présidence du Conseil de la Fédération de Russie en charge des relations internationales et des relations avec les associations religieuses.

Des idéologues actifs prêchant l’extrémisme religieux

Viktor Grin, cité par l’agence de presse russe Interfax, estime que l’une des raisons possibles pour lesquelles les jeunes ont tendance à quitter la Russie pour suivre un enseignement religieux à l’étranger est la faible capacité concurrentielle des établissements d’enseignement religieux situés en Russie.

«Les établissements d’enseignement islamiques étrangers ont non seulement des fonds importants provenant d’œuvres de bienfaisance, mais ils bénéficient encore du soutien étatique direct de pays musulmans», relève-t-il.

«Dans le même temps, les études montrent que ces gens deviennent souvent des idéologues actifs prêchant l’extrémisme religieux et apportant leurs idées radicales». De telles visions sont totalement différentes de celles existant en Russie. Elles ne sont pas du tout caractéristiques du pays et de ses normes de communication sociale et interculturelle. Cette réalité «est un facteur de tensions ethniques», a insisté Viktor Grin.

Selon l’islamologue Roman Silantyev, vice-président du comité chargé des évaluations officielles en matière religieuse du Ministère russe de la Justice, il y aurait près d’un million d’islamistes radicaux vivant dans la Fédération de Russie. Le pays compte entre 10 et 15% de musulmans, soit entre 15 et 20 millions d’adeptes du Coran. (apic/interfax/be)

9 octobre 2014 | 11:50
par webmaster@kath.ch
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