Des massacres occultés

Dans un document intitulé «Un cri de détresse du peuple congolais au peuple des USA», envoyé à la veille de Noël 1998 à l’épiscopat américain, Mgr Kataliko déplorait que suite au rapport de la Commission d’enquête de l’ONU sur le sort des réfugiés hutus rwandais réfugiés dans l’ex-Zaïre, le Conseil de Sécurité a supprimé le mot «génocide» pour le remplacer par «massacres». Et de se demander si certains n’avaient pas intérêt au Conseil de Sécurité que toute la vérité ne soit pas faite sur les massacres du Kivu «pour que l’exclusivité du bénéfice politique du génocide reste le monopole du régime de Kigali. (…) Le régime de Kigali capitalise sans relâche sur le génocide en rappelant continuellement aux Occidentaux leur apathie et leur non intervention face à cet événement».

Belgique: Mgr Simon inquiet du foisonnement des croyances >

Mais où sont passés les catholiques?

Bruxelles, 27 novembre 2000 (APIC) Depuis trente ans, les catholiques pratiquants se font de moins en moins nombreux. Le nombre des athées, pourtant, reste stable. Alors, où sont passés les catholiques? Ils sont retournés au paganisme, estime Mgr Hippolyte Simon, évêque français de Clermont-Ferrand. Le foisonnement des croyances > rend-il les gens plus libres? L’évêque en doute. Il était de passage à Bruxelles le 24 novembre où il a lié l’avenir du christianisme en Europe à l’audace d’une nouvelle >.

Les évêques français le soulignent dans leur > de 1996, sur la base d’un rapport, coordonné par Mgr Claude Dagens, et publié en 1994. Mgr Simon, qui allait être nommé évêque de Clermont en janvier 1996, a participé à l’élaboration de ce rapport. Son livre de 1998, > (éd. Cana) en offre un prolongement particulier, sans engager tout l’épiscopat.

Païens et religieux

50 % des Français ne se rattachent plus désormais à une religion instituée. >, observe Mgr Simon. A défaut de religion instituée, ils cultivent plutôt une >. Une religion >, en quelque sorte, au sens où les >, dans la bible, sont ceux qui ne connaissent pas la tradition religieuse au sujet d’Abraham, de Moïse, ou de Jésus.

Des Français païens, mais religieux! insiste l’évêque, qui montre que l’abandon de la foi catholique n’équivaut pas à une disparition des croyances. Celles-ci, au contraire, foisonnent: croyance en la chance apportée par les jeux de hasard; croyance au destin, à l’horoscope; croyance aux > que des émissions de télévision refaçonnent en spectacle sans s’encombrer d’explications scientifiques… Par ailleurs, l’entrée dans les saisons, autrefois rythmée par des fêtes catholiques, l’est désormais par d’autres fêtes, y compris par Halloween, importée, la veille de la Toussaint.

Mgr Simon note encore que des publications de l’extrême-droite réclament la réhabilitation des païens au nom d’une multiplicité des dieux. >.

La foi, amie de la liberté

Mgr Simon juge le > dangereux pour l’avenir même de la dignité et de la liberté humaines. Pour faire comprendre la menace, il recourt à l’image de la banquise: >. Il lance, au passage, un appel aux défenseurs de la laïcité. >.

La conclusion de l’évêque est une invitation aux catholiques pour qu’ils aient l’audace de > à leurs contemporains.

27 novembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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