Afrique du Sud: Le gouvernement montré du doigt pour la mort de manifestants

Des «meurtres brutaux» qui rappellent l’époque de l’apartheid

Pretoria, 15 janvier 2014 (Apic) Des «meurtres brutaux» commis par un gouvernement qui n’est «pas différent» de celui de l’apartheid. C’est en ces termes que Julius Malema, ancien leader de l’African National Congress (ANC, au pouvoir) passé à l’opposition, a défini la mort de plusieurs manifestants qui prenaient part à un cortège de protestation et ont été abattus par la police.

Dans un article paru le 15 janvier à la une, et repris par l’agence catholique Misna, l’édition en ligne du quotidien Mail & Guardian observe que les incidents survenus cette semaine dans les bidonvilles de Mothutlung et de Damonsville ont inévitablement alimenté la polémique sur le plan politique. A quelques mois des élections prévues en avril 2014, Julius Malema a annoncé son intention d’organiser une manifestation pour soutenir les habitants de ces deux bidonvilles. Depuis l’an dernier, cet ancien leader de l’Anc dirige les Economic Freedom Fighters (Eff), jeune formation qui cherche à conquérir les voix des franges les plus défavorisées de la société sud-africaine.

Mothutlung et Damonsville se trouvent dans la Province du Nord-ouest, à mi-chemin entre Pretoria et le bassin minier du Rustenburg. Les manifestations en question avaient été convoquées pour dénoncer une suspension du ravitaillement en eau de ces localités, problème qui affecte périodiquement des millions de Sud-africains. Selon des témoignages repris par le Mail & Guardian, la police a ouvert le feu le 13 janvier, en dépit du déroulement pacifique des cortèges de protestation. (apic/misna/bb)

15 janvier 2014 | 17:05
par webmaster@kath.ch
Partagez!