Des «pèlerins de la paix» dans la ville de saint François
Rome: «Tous les hommes de bonne volonté» sont conviés à Assise
Rome, 4 octobre 2011 (Apic) Benoît XVI a convoqué les leaders des différentes religions et «tous les hommes de bonne volonté», le 27 octobre 2011 à Assise, pour une «Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde». Il y a 25 ans, en octobre 1986, Jean-Paul II avait organisé la première rencontre interreligieuse dans la ville de saint François.
Le 26 octobre, Benoît XVI présidera au Vatican une cérémonie de prière en vue de préparer la rencontre du lendemain. La traditionnelle audience générale du mercredi, à 10h30, sur la place Saint-Pierre, sera remplacée par une Liturgie de la Parole. A travers le monde, les différentes communautés sont invitées à organiser des moments de prière analogues.
Le lendemain, Benoît XVI se rendra à Assise en pèlerin, explique-t-on au Vatican, afin «de parler et de dialoguer avec tous, croyants ou non-croyants, sans renoncer à sa propre identité ou céder à des formes de syncrétisme».
En train pour Assise
Comme Jean-Paul II avant lui en janvier 2002, Benoît XVI montera à bord d’un train au départ de la petite gare de l’Etat de la Cité du Vatican, au cœur des jardins. Plusieurs centaines de responsables religieux devraient l’accompagner dans son périple. Départ à 8h.
Au pied de la colline d’Assise, dans la basilique Sainte-Marie-des-Anges, la journée débutera autour de 10h15 par un moment de commémoration des rencontres précédentes et d’approfondissement du thème de la journée: «Pèlerins de la vérité, pèlerins de la paix». Un montage vidéo devrait permettre de revivre les trois précédentes rencontres interreligieuses présidées à Assise par Jean-Paul II en 1986, 1993 et 2002.
Dans la basilique qui abrite la chapelle franciscaine de la Portioncule, des membres de quelques délégations et Benoît XVI prendront la parole. Puis, au réfectoire du couvent de Sainte-Marie-des-Anges, les participants partageront un «déjeuner frugal» pour marquer la participation de chacun «aux souffrances de ceux qui ne peuvent vivre dans la paix». Ce repas sera suivi par un temps de silence dédié à la prière, où les différents leaders religieux seront dans des salles séparées.
Engagement pour la paix
La deuxième partie de la journée se déroulera au pied de la célèbre basilique de Saint-François, à 16h30. Les participants, dont de nombreux jeunes, arriveront en procession depuis la vallée pour rejoindre la basilique. Cette marche se fera en silence et entend symboliser «le chemin de chaque être humain dans la recherche assidue de la vérité et dans la construction active de la justice et de la paix». Le pape et les leaders religieux devraient symboliquement s’associer à cette procession.
Là où Jean-Paul II avait réuni pour la première fois les chefs religieux du monde entier le 27 octobre 1986, Benoît XVI prendra une nouvelle fois la parole après que différents responsables religieux auront prononcé «un engagement commun pour la paix». Ceux qui le souhaitent pourront ensuite se rendre, dans la basilique, devant le tombeau de saint François.
Cinq athées à Assise
Au lendemain de cette rencontre, le 28 octobre en milieu de journée, Benoît XVI recevra en audience au Vatican les différentes délégations religieuses présentes à Assise.
Si les précédentes rencontres étaient principalement organisées par la communauté italienne de Sant’Egidio, cette fois-ci le Vatican est le principal maître d’œuvre. Les dicastères concernés sont le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le Conseil pontifical Justice et Paix, et celui en charge de la culture. Ce dernier a invité cinq intellectuels non-croyants: la philosophe et écrivain française d’origine bulgare Julia Kristeva, le philosophe britannique Anthony Clifford Grayling, le philosophe mexicain Guillermo Hurtado, le penseur autrichien Walter Baier, et le philosophe italien Remo Bodei. (apic/imedia/ami/amc)



