Des pratiques «profondément regrettables»
Australie: Adoptions forcées, l’Eglise s’excuse
Canberra, 25 juillet 2011 (Apic) L’Eglise catholique australienne a présenté, le 25 juillet 2011, ses excuses aux victimes d’adoptions forcées.
«Nous reconnaissons la peine de la séparation et la perte ressentie alors et aujourd’hui encore par les mères, pères, enfants, familles et autres personnes impliquées dans les pratiques de cette époque», a déclaré le «Catholic Health Australia», une association d’hôpitaux catholiques. «Nous sommes réellement désolés pour la peine et les souffrances qui découlent des pratiques passées. De telles pratiques ne sont plus tolérées, ni permises aujourd’hui par la loi, et sont profondément regrettables».
D’après le quotidien «The Australian», les excuses de l’Eglise catholique ont été présentées par l’intermédiaire d’une commission du sénat, enquêtant sur les pratiques d’adoptions forcées, courantes dans les hôpitaux et chez les travailleurs sociaux employés par le gouvernement, les Eglises ou les œuvres de charité de 1950 à 1970. On enlevait alors, sous la menace ou l’influence de sédatifs, les enfants aux mères célibataires et adolescentes afin de les faire adopter. Lors de son enquête, la commission a reçu plus de 300 rapports, détaillant comment des femmes avaient été forcées de signer des papiers d’adoption. Les cas les plus récents remontent à 1987.
Les excuses de l’Eglise catholique interviennent après plusieurs déclarations similaires de la part du gouvernement australien. Martin Laverty, directeur du «Catholic Health Australia», espère que le gouvernement mettra en place une structure permettant aux victimes d’avoir accès à leurs dossiers médicaux et sociaux afin de retrouver leur famille biologique. (apic/theaustralian/amc)



