Des sentiments mêlés de «tristesse» et de «gratitude», pour Mgr Gänswein

Rome: La renonciation de Benoît XVI, un «acte d’amour», estime son secrétaire particulier

Rome, 11 février 2014 (Apic) La renonciation de Benoît XVI (2005-2013) a été «un acte d’amour envers le Seigneur, l’Eglise et les fidèles», a assuré son secrétaire particulier, Mgr Georg Gänswein, dans une interview accordée au Centre de télévision du Vatican, un an après le geste choc du pape émérite. L’annonce de cette renonciation, le 11 février 2013, reste «une journée très particulière» pour Mgr Gänswein, où se mêlaient les sentiments de «tristesse» et de «gratitude».

«Il est clair que prendre congé est toujours une chose triste, assure le secrétaire particulier du pape émérite, une chose qui fait du mal, qui fait de la peine». Mgr Gänswein confie qu’il ressent également «un sentiment de gratitude» pour les 8 années de pontificat passées «aux côtés d’un grand pape». Le dernier jour du pontificat a été pour lui «un jour de grande peine», assure encore le secrétaire particulier du pape émérite que l’on vit verser une larme le 28 février au soir, au moment de quitter l’appartement pontifical avec Benoît XVI.

La renonciation de Benoît XVI, «un acte révolutionnaire»

Mgr Gänswein précise également que le pape lui avait confié depuis un moment sa volonté de renoncer à sa charge. «Quand le pape me l’a dit, précise le secrétaire particulier du pape émérite, il me l’a dit avec la consigne de ne le dire à personne, et je n’ai rien dit».

Pourtant, malgré cette confidence, l’annonce de Benoît XVI devant les cardinaux a «secoué» Mgr Gänswein. Le secrétaire particulier du pape émérite décrit encore la renonciation comme «un acte révolutionnaire, qui a ouvert des possibilités que nul ne pouvait voir à ce moment là». Il a ouvert la possibilité à une personne ayant plus de force de pouvoir continuer son œuvre, analyse ainsi Mgr Gänswein.

En outre, Mgr Gänswein invite à ne pas «sous-estimer» l’impact qu’a eu la renonciation de Benoît XVI sur le lien émotionnel qui s’est établi entre le pape François et les fidèles. «Nous avons tous pu voir l’impact de François, souligne l’actuel préfet de la Maison pontificale, non seulement sur les fidèles de l’Eglise, mais sur le monde, c’est un impact énorme, et il a été favorisé aussi en partie par Benoît XVI à travers la renonciation».

Pour Mgr Georg Gänswein, en renonçant à sa charge, Benoît XVI a ouvert une possibilité qui n’existait pas jusque-là. Le secrétaire du pape émérite constate enfin que le pape François a pris en main cette situation inédite dans l’Eglise, «et nous nous réjouissons qu’il en soit ainsi». Cette courte interview de Mgr Gänswein est un extrait d’un plus long entretien accordé au Centre de télévision du Vatican et qui sera diffusé en totalité le 14 février. (apic/imedia/mb/be)

11 février 2014 | 14:53
par webmaster@kath.ch
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