«Des violations en masse des droits de la personne»
COE: Débat sur l’utilisation abusive de la loi sur le blasphème au Pakistan
Genève, 21 septembre 2012 (Apic) Le COE a lancé un débat public, du 17 au 19 septembre à Genève, sur le thème «Utilisation abusive de la loi sur le blasphème et minorités religieuses au Pakistan». Les participants ont exhorté le gouvernement pakistanais à «prendre des mesures réalistes et fermes pour mettre fin à l’utilisation abusive de la loi sur le blasphème, qui entraîne des violations en masse des droits de la personne.»
Dans un communiqué diffusé le 20 septembre, les participants au débat organisé par la Commission des Eglises pour les affaires internationales (CEAI) du COE soulignent que «les modifications mineures en matière de procédure n’ont pas produit de résultats; elles n’ont pas réussi à atténuer les conséquences extrêmement fâcheuses d’une loi intrinsèquement sujette aux abus». Ils affirment que depuis les amendements entrés en vigueur dans les années 1980, la loi «n’est pas précise dans sa formulation et elle est appliquée arbitrairement par la police et les pouvoirs judiciaires». Ils lui reprochent par ailleurs d’être «devenue l’une des lois les plus rigoureuses du pays.»
Les participants au débat public représentaient diverses communautés religieuses – notamment des traditions chrétienne, musulmane et hindoue – ainsi que des organisations de la société civile. Ils ont demandé au gouvernement pakistanais de «mettre en place immédiatement une commission d’enquête dotée des compétences nécessaires pour examiner les conséquences tragiques de la loi sur le blasphème et proposer une issue à cette situation difficile et embarrassante.»
Les participants au débat public ont évoqué, en groupes de travail, plusieurs plans d’action en vue de campagnes mondiales. «La CEAI jouera un rôle moteur pour déterminer les priorités parmi les propositions qui ont été faites et elle mettra au point des stratégies visant à faciliter les campagnes auprès des membres du COE et de la communauté internationale à divers niveaux, afin de répondre aux répercussions négatives de la loi sur le blasphème et aux violations des droits des minorités religieuses au Pakistan», a déclaré Mathews George Chunakara, directeur de la CEAI. (apic/com/bb)



