Rome: Paul VI, premier pape à proclamer une ’Année de la foi’
Deux ans après le Concile Vatican II
Rome, 17 octobre 2011 (Apic) Dans le Motu proprio sur l’’Année de la foi’, publié le 17 octobre 2011, Benoît XVI a rappelé que ce n’était pas la première fois que l’Eglise célébrait une telle année. Paul VI, en 1967, «en avait décidé une semblable pour faire mémoire du martyre des apôtres Pierre et Paul».
Dans son Exhortation apostolique «Petrum et Paulum apostolos», publiée le 22 février 1967 à l’occasion du 19e centenaire du martyre des saints Pierre et Paul, Paul VI avait annoncé la tenue d’une ’Année de la foi’. Deux ans après le Concile Vatican II, elle visait «au perfectionnement intérieur, à l’étude approfondie, à la profession religieuse, au témoignage actif de cette foi sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu».
Cette année de célébration avait été clôturée par une profession de foi du pape – le ’Credo du peuple de Dieu’ -, prononcée le 30 juin 1968 sur la place Saint-Pierre. Cet événement serait en grande partie le fruit d’une ’idée’ que le philosophe français Jacques Maritain (1882-1973) a émise lors d’une correspondance avec le théologien et cardinal suisse Charles Journet (1891-1975), datant du 12 janvier 1967.
L’annonce par Paul VI d’une ’Année de la foi’ est intervenue dans le contexte mouvementé de l’après Concile, défini en ces mots par Joseph Ratzinger lors d’une conférence à Bamberg, en Allemagne, en 1966: «Il règne un certain malaise, une atmosphère de froideur et même de déception, comme il arrive souvent après les moments de joie et de fête».
L’Eglise traversait une crise profonde après la publication en octobre 1966 aux Pays-Bas, avec l’accord de l’épiscopat, d’un nouveau catéchisme ayant «pour objectif de substituer, au sein de l’Eglise, une orthodoxie à une autre, une orthodoxie moderne à l’orthodoxie traditionnelle», selon le rapport de la Commission cardinalice que le Vatican avait constituée pour examiner ce catéchisme. (apic/imedia/st/amc)



